DÉBAT - La Coupe du monde nord-américaine s’est ouverte, ce jeudi, au Mexique. Un tournoi orphelin de ses grandes personnalités footballistiques des précédentes éditions ?
Oui, cette Coupe du monde 2026 manque de stars
Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Neymar… Le triptyque qui a dominé la planète du football sera bien présent aux États-Unis pour représenter leur pays. Mais à quel niveau ? Avec quelles ambitions ? Les questions perdurent. Les doutes s’installent. Si le retour de la superstar brésilienne a fait exulter tout un peuple, fait espérer une nation en berne, c’est bien là où est le problème. Une sélection en (grande) difficulté et en manque de résultats, qui ne compte que sur un homme. Son numéro 10. Le meilleur buteur de l’histoire du Brésil (79 buts en 128 sélections). Pourtant, le niveau affiché par le prodige de Santos depuis des années et son départ du Paris Saint-Germain inquiète. Beaucoup trop. Pour une nation sacrée cinq fois, qui a vu défiler des dizaines de joueurs de (très) grande classe, dire que sa “star” lors de ce Mondial n’est autre qu’un joueur au bord de l’agonie, qui entache sa réputation à chaque entrée sur le rectangle vert… La crainte peut s’installer.
Vinícius Júnior, héritier du numéro 10 en l’absence de Neymar, est donc relégué au second plan. Il ne prend plus la lumière. Une “star” en moins dans ce Mondial. Qui n’en comptait déjà pas beaucoup. On pourrait même aller plus loin, était-il réellement une star ? Pas intouchable dans son club du Real Madrid, critiqué au Brésil, le nouveau “crack” de cette nouvelle génération n’a jamais repris le flambeau de son prédécesseur.
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Pour faire un lien avec la dernière décennie, «Vini»-Mbappé-Lamine Yamal ferait figure du trio Messi-Cristiano Ronaldo-Neymar. Sur le papier ? Moins sexy. Dans l’engouement populaire ? Moins sexy. Sur le terrain ? Moins sexy. Le temps des stars du ballon rond semble être bel et bien terminé.
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Pourtant, ce n’est pas comme si ce sport ne regorgeait pas de talents. Il y en a des tonnes. Pedri, João Neves, Vitinha, Cherki, Désiré Doué… De là à en être des stars ? Erling Haaland, le serial buteur norvégien de Manchester City, pourrait également se hisser au rang de “star”. Reprenons à la base. Qu’est-ce qu’une star ? Selon la définition du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL), une star est une actrice (le plus souvent), acteur célèbre dont l’image auprès du public est celle d’un être fantasmatique, inaccessible, intouchable, entouré de mystère.
Cela devient intéressant. Fantasmatique, entouré de mystère, “d’aura”... Contrairement au début du XXIe siècle, même avant, peu de joueurs en 2026 s’inscrivent dans cette case. De très bons, voire d’excellents joueurs - à l’instar d’un Ousmane Dembélé, de Raphinha, de Julian Alvarez - ne rayonnent plus comme les joueurs d’autrefois. Comme le disait si bien Kylian Mbappé, «le football a changé». Avec ou sans stars, la Coupe du monde restera la Coupe du monde. Les amoureux du ballon rond resteront toujours scotchés devant leur télévision. Jusqu’à l’éclosion, on l’espère, de la relève et de vraies stars.
Louis Fumeron
Non, cette Coupe du monde 2026 ne manque pas de stars
Ainsi, ce Mondial nord-américain, celui de la démesure, du gigantisme, de l’inédit… serait dénué de stars. Du moins, ces dernières n’auraient plus le même rayonnement que par le passé. L’avis est recevable, mais il apparaît comme une diatribe aux artistes qui incarneront cette Coupe du monde, aux gloires qui s’apprêtent à émerveiller les amoureux du ballon rond.
Assurément, le monde du football paraît de moins en moins proche du peuple. Certaines personnalités, moins charismatiques. Difficile, encore, d’omettre que nous sommes à l’aube d’un nouveau cycle que d’aucuns redoutent. Nombreux sont les joueurs emblématiques qui ont tiré leur révérence lors des précédentes éditions (Sergio Ramos, Thiago Silva, Antoine Griezmann, Andrés Iniesta, Eden Hazard ou encore Toni Kroos). D’autres ont de grandes chances de les imiter au mois de juillet.
Mis de côté cette teinte de nostalgie qui accompagne les amateurs du Mondial tous les quatre ans, l’édition 2026 regorge de joueurs destinés à faire rêver la planète. Les dernières danses des légendes vivantes, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, doivent nous enthousiasmer. Les présences surprises de Neymar et de Manuel Neuer (après être sortis de leur retraite internationale), susciter l’intérêt. L’avènement du prodige espagnol Lamine Yamal et le retour du roi Kylian Mbappé, en quête d’une troisième finale consécutive, nous faire vibrer. Du «cyborg» norvégien Erling Haaland, personnage rafraîchissant dans un football de plus en plus aseptisé, au Marocain Achraf Hakimi, en passant par l’inspirant capitaine sénégalais Sadio Mané, le football continue de prospérer avec ses célébrités, plus ou moins jeunes.
Si la Coupe du monde polit ses stars, elle est aussi en mesure de les façonner. L’épopée de James Rodríguez en est la preuve absolue. Inconnu du grand public avant de prendre part à son premier Mondial en 2014, le numéro 10 colombien s’était révélé être la sensation de l’aventure brésilienne, endossant sur ses épaules les espoirs de toute une nation, avant de changer de dimension. Sa reprise de volée mythique du pied gauche face à l’Uruguay agite encore les mémoires… et nous rappelle un fait incontestable : la Coupe du monde vit et vivra toujours au gré de parcours et d’histoires inattendus.
Pablo Guillen
Mbappé, Yamal, Haaland... Ces 15 stars qui vont enflammer le Mondial 2026
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il y a 18 hour
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