« La musique n’est pas réservée à une élite entendante » : Emmanuelle Laborit « chansigne » des tubes pour tous

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Ce jeudi 19 mars, la comédienne commence sa nouvelle création, « Je(s) », spectacle interprété en « chansigne », un pont entre personnes sourdes et entendantes autant qu’un cri de révolte contre une société jugée comme excluante.

Par Ferréol Foillard 

La comédienne Emmanuelle Laborit « chansigne ».
Cette pratique désigne l’adaptation de chansons en langue des signes à destination des personnes sourdes et malentendantes. AFP/Martin Bureau

La comédienne Emmanuelle Laborit « chansigne ». Cette pratique désigne l’adaptation de chansons en langue des signes à destination des personnes sourdes et malentendantes. AFP/Martin Bureau

À l’International Visual Théâtre (IVT), dans le IXe arrondissement de Paris, le public ne se contente pas d’écouter les chansons et la musique parce que parfois, il ne peut pas l’entendre… Alors il les ressent, les regarde aussi… Sur la scène ce jour-là, une femme bouge ses bras et ses doigts, les emmêle, les déplie, comme une danse. Ce n’est pas du contorsionnisme, c’est la comédienne Emmanuelle Laborit qui « chansigne ».

Cette pratique, développée dans les années 1970, désigne l’adaptation de chansons en langue des signes à destination des personnes sourdes et malentendantes. Plus qu’une simple transcription avec les mains, elle intègre la dimension du rythme. Dans son nouveau spectacle « Je(s) », à voir du 19 mars au 4 avril, l’artiste interprète ainsi toutes les chansons, qu’elles soient projetées sur un écran ou délivrées en direct.

Paris 9eme arrondissement

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