« La vie humaine primera toujours » : à Rouen, le musée simule un incendie pour tester le plan de sauvegarde des d’œuvres

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9h30 ce mardi 17 mars : les alarmes se sont déclenchées au Musée national de l’Éducation de Rouen, installé dans une bâtisse du XVe siècle, rue Eau-de-Robec. De la fumée, s’est échappée d’une fenêtre du troisième étage. 9h37, les premiers sapeurs-pompiers du centre de secours Gambetta arrivent. Ils sont rejoints rapidement pour constituer un ensemble de 14 véhicules et 31 hommes et femmes. Personne ne s’est affolé : il s’agit en fait d’un exercice grandeur nature du Plan de sauvegarde des biens culturels (PSBC) du musée.

Sous l’œil d’observateurs venu du personnel et d’autres institutions patrimoniales, en à peine un quart d’heure, les soldats du feu ont déployé la grande échelle sont entrées dans l’établissement avec les lances, les casques et les bouteilles à oxygène.

« Chaque musée doit avoir un PSBC. Il liste les œuvres à sauver qui ont été désignées par un comité scientifique sur la base de leur valeur patrimoniale. Des œuvres uniques non reproductives avec une priorité 1 ou 2. Cet exercice permet de voir en condition réelle les procédures à mettre en place en cas de sinistre », explique Marie Brard, la directrice du Musée national de l’Éducation.

Les deux victimes évacuées ne sont que des mannequins

Dans la fumée, les sapeurs-pompiers ont sorti d’abord deux victimes (des mannequins), puis ont regroupé les œuvres sensibles en un point précis : « Le but de cet exercice est d’abord de tester le PSBC du musée pour lequel nous avons fourni des conseils lors de son élaboration. Puis, nous avons testé notre propre doctrine rédigée il y a un an et demi pour tous les musées de notre secteur et sur lequel nous nous entraînons régulièrement », explique le capitaine Fabien Lecoeur, responsable de la préservation des biens culturels au SDIS76.

« Il faut avoir à l’esprit qu’en premier lieu, nous allons traiter rapidement le sinistre et protéger les personnes, car la vie primera toujours sur le reste pour les sapeurs-pompiers. ensuite, nous sauverons les biens patrimoniaux suivant un plan qui doit être le plus précis possible. D’abord, celles désignées par l’exploitant en les évacuant ou en les protégeant sous des bâches ignifugées. Ensuite, nous pourrons faire de la sauvegarde d’opportunité. » Des entrainements se déroulent aussi dans les centres de secours avec des œuvres factices ou parfois lors de déménagement de collection dans des musées.

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