Le Canon Français, un succès fulgurant malgré les polémiques

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VIDÉO. Vilipendé par la gauche comme l’extrême gauche, et au cœur de polémiques médiatiques, l’organisateur de ces repas géants regrette d’être devenu un «champ de bataille idéologique». Les deux fondateurs assurent vouloir perpétuer ces banquets populaires, forts d’un chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros multiplié par dix en 3 ans, et tenir éloignée la politique.

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Depuis près de cinq ans, Le Canon Français et ses banquets géants remplissent les parcs des expositions et les centres des congrès aux quatre coins de la France. Initiés avec quelques dizaines de convives, ces repas démesurés peuvent désormais accueillir jusqu’à 4000 personnes. Au programme : menu régional à base de produits locaux et musique populaire pour rythmer le service. 

Depuis plusieurs mois, ce succès se retrouve au cœur de polémiques dont l’ampleur n’a cessé d’enfler. D’abord accusés d’être une caricature des fêtes de village, ces banquets ont ensuite fait l’objet de critiques plus politiques, lorsque des élus de gauche et d’extrême gauche y ont vu la célébration d’un imaginaire d’extrême droite, allant jusqu’à les qualifier de «banquets de la haine». En cause : une ambiance franchouillarde, leur actionnaire Pierre-Édouard Stérin, entré au capital il y a deux ans, et les comportements répréhensibles de quelques «canonniers», exhumés par certains médias.

Les deux fondateurs, Pierre-Alexandre Mortemard de Boisse et Géraud de la Tour, reviennent sur les origines de ce succès entrepreneurial, et répondent aux polémiques, en affirmant vouloir tenir la politique loin de leurs événements, et refusant de devenir le champ de bataille de l’extrême gauche ou le symbole de l’extrême droite. « Le Figaro » a participé à deux banquets, l’un réalisé en partenariat avec le Salon de l’agriculture, l’autre à Colmar (https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pas-de-politique-pas-de-religion-moi-ca-me-va-tres-bien-ma…, pour y saisir l’ambiance.

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