Par Le Figaro avec AFP
Le 9 juin 2026 à 15h16
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Le directeur du théâtre parisien, Frédéric Biessy,
a écrit une lettre d’excuse adressée aux élèves, parents et professeurs après avoir tenu des « propos politiques » devant des lycéens dans le cadre d’une intervention sur la liberté d’expression.
Le directeur du théâtre privé parisien La Scala s'est excusé après avoir prononcé un discours « critiquant nommément » Donald Trump et Benyamin Netanyahou devant des lycéens, dont certains étudient dans un établissement juif sous contrat, et a regretté d'avoir tenu des « propos politiques ».
« J'ai prononcé un discours autour du thème de la liberté d'expression, chère à mon cœur (...) À tort j'ai inscrit cette réflexion dans un registre géopolitique critiquant nommément certains responsables de la scène internationale, comme Donald Trump ou Benyamin Netanyahou », écrit Frédéric Biessy dans une lettre adressée aux élèves, parents et professeurs, datée de lundi et consultée mardi par l'AFP.
« Les propos politiques n'ont pas leur place devant des classes de première et je regrette les avoir tenus. Je comprends que mes propos ont pu choquer, blesser ou créer un malaise. Pour cela, je vous présente toutes mes excuses », poursuit-il, disant que son intention « n'a jamais été de viser une religion ou une communauté ».
Jeudi, des lycéens de l'Alliance israélite universelle des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont participé, aux côtés notamment d'élèves du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), à une journée de représentations à La Scala, dans le cadre du programme Scala-Région Île-de-France, relate dans un communiqué transmis à l'AFP le Fonds social juif unifié (FSJU), qui chapeaute le réseau des écoles juives de France.
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« Des propos ayant choqué plusieurs élèves »
« Cette manifestation (...) a été marquée par des propos et comportements ayant profondément choqué plusieurs élèves et suscité l'intervention immédiate des responsables éducatifs et des autorités compétentes », affirme-t-il, pointant « l'attitude de la direction » du théâtre. « Le FSJU exprime sa profonde stupéfaction et sa vive émotion à la suite de cet incident, au cours duquel des élèves, notamment ceux de l'Alliance israélite universelle, ont été confrontés à des propos et comportements inacceptables », poursuit-il.
Frédéric Biessy dit avoir appris qu'après son départ, « des invectives à caractère antisémite avaient été échangées entre des élèves », auxquelles il n'a « pas assisté », sinon il serait « intervenu immédiatement ». « Je porte ma part de responsabilité, avec les encadrants, de ne pas avoir su apaiser la situation et empêcher les insultes qui ont manifestement été échangées », déclare-t-il.
« Je mesure aujourd'hui que mes mots, même prononcés dans une intention de défense de la liberté d'expression, n'étaient pas adaptés à ce contexte. J'en assume la responsabilité », conclut-il. Ni le rectorat ni le ministère de l'Éducation n'étaient en mesure dans l'immédiat d'apporter des précisions.

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