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ENQUÊTE - En ce 21 mars, Journée mondiale de la trisomie 21, les associations pointent les obstacles de l’école ordinaire. Pédiatres et généticiens rappellent, eux, que cette anomalie chromosomique est variable selon les individus.
Passer la publicitéEn vingt ans de direction d’école, Hélène, enseignante en maternelle, n’a vu passer dans ses classes que deux enfants porteurs de la trisomie 21. Le premier, il y a une dizaine d’années, était « autonome », parlait, ne faisait « pas de crise ». Le deuxième, qu’elle scolarise cette année, elle le voit « très peu », six heures par semaine. Car le petit garçon, âgé de 4 ans, partage son temps entre l’école, la crèche et le centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP). Difficile d’avoir un suivi scolaire efficient. « Les enfants trisomiques sont très tactiles. Ils aiment beaucoup la musique. Ils portent beaucoup d’objets à la bouche. Ils ont souvent des problèmes de santé, comme des cardiopathies, explique, pêle-mêle, la directrice. Leur niveau scolaire est très en dessous, comme les autistes, mais ils sont beaucoup plus faciles à gérer », ajoute-t-elle.
Pour eux, la scolarité « ordinaire » se complique dès le CP, avec l’entrée dans les apprentissages, à commencer…

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