Les enfants porteurs de trisomie 21, grands oubliés de l’école inclusive

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Plus de 50 000 personnes sont porteuses de la trisomie 21 en France.

Plus de 50 000 personnes sont porteuses de la trisomie 21 en France. sushytska - stock.adobe.com

ENQUÊTE - En ce 21 mars, Journée mondiale de la trisomie 21, les associations pointent les obstacles de l’école ordinaire. Pédiatres et généticiens rappellent, eux, que cette anomalie chromosomique est variable selon les individus.

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En vingt ans de direction d’école, Hélène, enseignante en maternelle, n’a vu passer dans ses classes que deux enfants porteurs de la trisomie 21. Le premier, il y a une dizaine d’années, était « autonome », parlait, ne faisait « pas de crise ». Le deuxième, qu’elle scolarise cette année, elle le voit « très peu », six heures par semaine. Car le petit garçon, âgé de 4 ans, partage son temps entre l’école, la crèche et le centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP). Difficile d’avoir un suivi scolaire efficient. « Les enfants trisomiques sont très tactiles. Ils aiment beaucoup la musique. Ils portent beaucoup d’objets à la bouche. Ils ont souvent des problèmes de santé, comme des cardiopathies, explique, pêle-mêle, la directrice. Leur niveau scolaire est très en dessous, comme les autistes, mais ils sont beaucoup plus faciles à gérer », ajoute-t-elle.

Pour eux, la scolarité « ordinaire » se complique dès le CP, avec l’entrée dans les apprentissages, à commencer…

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Le Figaro

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