Alors que l’agence Reuters a dévoilé à la suite d’une longue enquête le nom supposé du street artiste le plus célèbre et énigmatique, les experts, comme Hazis Vardar, patron du musée Banksy à Paris, pensent que le public préférera toujours la légende à la réalité.

Il s’appellerait donc Robin Gunningham, serait né le 28 juillet 1973, et aurait débuté comme graffeur à Bristol, en Angleterre. Banksy, l’inconnu le plus célèbre de sa génération, le pape du street art, aurait enfin un nom à défaut d’un visage. Selon l’agence britannique Reuters, qui a mené une longue enquête de terrain, l’artiste de « La Petite Fille au ballon » et de tant d’images qui touchent par leur résonance à l’actualité la plus tragique, se serait donc appelé Robin Gunningham, puis après une première révélation de ce nom passé inaperçue dans les années 2000, alors qu’il n’avait pas encore acquis une célébrité planétaire, il l’aurait transformé en un alias, David Jones, le pseudonyme le plus commun que l’on puisse trouver en Angleterre.
La chasse au vrai Banksy a été lancée dès le début de carrière de cet artiste qui s’est fait connaître en 2003 par une pochette d’album de Blur ou de faux billets de banque rebaptisés « Banksy of England ». Assez vite, les reporters ont remarqué que le street artiste, qui a notamment rendu hommage aux peuples palestinien et ukrainien, allant sur place, de Gaza à Kiev, délivrait ses œuvres murales toujours près de villes où s’était produit le groupe de trip-hop Massive Attack, lui aussi originaire de Bristol. Et son leader, Robert Del Naja, est alors devenu une sorte de suspect numéro un. Mais, selon Reuters, ce dernier dissimulait en fait un autre ami artiste, le fameux Robin Gunningham. Un jeu d’espions cachés sans fin.




