Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli : Jean et Corinne Luchaire, la chute des Damnés français au temps de la collaboration

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Nastya Golubeva dans le rôle de Corinne Luchaire, dans Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli.

Nastya Golubeva dans le rôle de Corinne Luchaire, dans Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli. TAMALET CHRISTINE / Christine TAMALET

CRITIQUE - À travers la trajectoire du journaliste Jean Luchaire et de sa fille Corinne, Les Rayons et les Ombres offre une puissante fresque en clair-obscur sur la collaboration et sur ce qui fonde les choix humains.

Xavier Giannoli aime filmer les chutes, les certitudes rongées de l’intérieur, les miroirs fissurés qui finissent par se briser en mille morceaux. Dans Illusions perdues, il avait fait voler en éclats la vitrine tapageuse de la presse parisienne sous la Restauration. Autre temps, autre fresque. S’il est encore question de Paris et de journalisme dans Les Rayons et les Ombres, ce n’est pas à Balzac, cette fois, qu’il emprunte le sujet de son film-fleuve au titre hugolien, mais à l’histoire. Et s’il pousse plus loin encore le fer dans la plaie, c’est qu’elle est vraie de bout en bout.

D’un côté, un patron de presse séducteur et opportuniste (Jean Dujardin), engagé dans la collaboration par les bonnes grâces de son ami, l’ambassadeur allemand Otto Abetz (August Diehl). De l’autre, une étoile oubliée, comme le cinéma en a créé et défait des milliers depuis les frères Lumière. Morte en 1950 de la tuberculose quelques jours avant ses vingt-neuf ans, Corinne Luchaire avait eu le temps de tourner…

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Le Figaro

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