« Les Rayons et les ombres » de Xavier Giannoli : les secrets de fabrication du film choc de ce début d’année

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Dans « Les Rayons et les ombres », qui sort en salles ce mercredi 18 mars, Xavier Giannoli raconte comment un patron de presse a glissé dans la collaboration et y a entraîné sa fille, actrice de cinéma. Un long-métrage immense.

Jean Luchaire (Jean Dujardin) va entraîner dans sa chute Corinne (Nastya Golubeva), sa fille adorée. Curiosa Films/Waiting for cinéma/Gaumont/France 3 cinéma/Umedia/Canal+

Jean Luchaire (Jean Dujardin) va entraîner dans sa chute Corinne (Nastya Golubeva), sa fille adorée. Curiosa Films/Waiting for cinéma/Gaumont/France 3 cinéma/Umedia/Canal+

C’est un film d’une ambition folle et qui remporte tous ses paris. « Les Rayons et les ombres » dure 3h15, mais on ne s’y ennuie pas une seconde. Il raconte la bascule d’un homme, et nous fascine autant qu’il nous trouble. Il raconte la collaboration du point de vue de collaborationnistes, mais évite toute complaisance. Après le splendide « Illusions perdues » (sept César en 2022), Xavier Giannoli signe un long-métrage magistral. Une fresque remarquablement portée par Jean Dujardin et une jeune inconnue, Nastya Golubeva, aux côtés de l’impressionnant August Diehl.

Le réalisateur montre comment Jean Luchaire, fondateur de la revue Notre Temps, a glissé dans la collaboration. Non par conviction, mais par intérêt. Lorsque le film commence, dans les années 1920, Luchaire est pacifiste, humaniste, proche de la Ligue internationale contre l’antisémitisme. En militant pour le rapprochement franco-allemand, il se lie d’amitié avec un Allemand, le démocrate Otto Abetz. C’est au moment où celui-ci devient ambassadeur du Reich à Paris que l’engrenage se met en place.

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