Ligue 1 : Vahid Halilhodzic commence sa mission sauvetage à Nantes

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Le nouvel entraîneur des Canaris s’apprête à vivre son grand retour sur un banc face à Strasbourg ce dimanche (20h45).

Nantes, qui s'en est remis à Vahid Halilodzic pour tenter de sauver sa peau en L1, va passer un premier test crucial face à Strasbourg dimanche, un match que le Bosnien n'a eu que quelques jours pour préparer. «C'est un des moments les plus difficiles de l'histoire de Nantes», a lâché le Bosnien vendredi, au sujet de la situation des Canaris sans qu'on puisse l'accuser de dramatiser.

17es et relégables, le gouffre qui les sépare de la 15e place, synonyme de maintien, et occupée par Nice, est désormais de dix points et leur match en retard, à jouer contre le Paris SG, n'atténue guère ce constat. Si une relégation serait «sportivement et économiquement une catastrophe», un maintien direct semble très compromis. «Si on obtient un barrage, ça sera déjà super, super, super», a martelé le coach qui, exempté de match le week-end dernier, a eu une dizaine de jours pour prendre la mesure de sa tâche. Avec la trêve internationale après Strasbourg, il en aura une quinzaine de plus pour impulser un hypothétique redressement.

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C'est beaucoup et peu à la fois pour un entraîneur qui a coupé avec le football pendant plus de trois ans et reprend le chemin des terrains à bientôt 74 ans, ce qui fait de lui le doyen de tous les entraîneurs ayant jamais œuvré en Ligue 1. «Je me suis mis en route très rapidement», a-t-il pourtant assuré, «c'est un apprentissage, entre guillemets, très accéléré». Si son âge transparaît lorsqu'il explique avoir «regardé beaucoup de cassettes (vidéos) pour connaître mieux les joueurs», les premiers retours sur ses séances montrent que le temps n'a pas eu de prise sur sa méthode.

«On est revenus un peu sur des méthodes... Je ne dirais pas plus basiques mais sur du travail peut-être un peu plus physique (... avec des) séances un peu plus rallongées», a raconté Anthony Lopes, confirmé dans son rôle de capitaine. «On a travaillé beaucoup. L'objectif c'est de mettre l'équipe (...) dans un niveau supérieur sur le plan physique, sur le plan mental, moral, tactique», a confirmé «coach Vahid». «Certains souffrent parce que physiquement ils n'ont pas un niveau que j'ai demandé», a-t-il reconnu. Sa réputation d'entraîneur intransigeant reste d'ailleurs méritée, à en croire Lopes : «il a ce tempérament d'être très autoritaire, d'être peut-être aussi rude, peut-être par moments fort, mais c'est ce qu'il faut. Et deux ou trois secondes après, il est dans la déconnade. Quand il faut travailler, il faut travailler. Quand on peut rigoler, on rigole», a tempéré le portier international portugais.

Vahid, le mal-aimé

«Malheureusement en France, je ne suis pas reconnu pour la qualité de mon travail», a déploré de son côté Halilhodzic, lassé d'être dépeint en «dictateur». C'est pourtant peut-être bien ce dont a besoin ce FCN où «il faut un petit peu réveiller pas mal de monde, pas seulement les joueurs», a glissé l'entraîneur, déplorant une forme d'apathie rampante. «C'est la pire chose quand tu arrives à l'indifférence, le joueur ne peut plus gagner (...) il ne pense qu'à soi, à sa gueule», a-t-il souligné. «Je leur ai dit, les gars, si vous avez de la fierté, si vous avez un mental, un moral, un petit peu d'attachement vis-à-vis du club, il faut montrer d'autres choses. Vous pouvez perdre, mais perdre avec honneur», a-t-il expliqué. L'heure n'est de toute façon plus aux états d'âme ni aux calculs. «On n'a pas le droit de passer à côté. Il y a neuf batailles, neuf exploits à faire (...) C'est très compliqué, très complexe mais on va essayer», a promis Halilhodzic.

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