Il est des écrivains que la postérité range dans les marges, et dont la voix, à mesure que le temps passe, résonne pourtant avec une acuité grandissante. André Suarès (1868-1948) est de ceux-là. Il fut, dans les années 1930, l’un des observateurs les plus lucides de la marche de l’Europe vers l’abîme. Le relire n’est pas un exercice d’érudition : c’est une nécessité civique.

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