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RÉCIT - Alors que la chef de file du RN connaîtra son sort judiciaire dans moins d’un mois, toute la classe politique française explore l’hypothèse d’un retournement de situation complet : qu’elle puisse être en mesure de se présenter à l’élection présidentielle.
Tic-tac, fait le bruit de l’horloge lepéniste. À moins d’un mois de la date fatidique du 7 juillet, les cadres du Rassemblement national (RN) commencent à regarder les aiguilles avec une certaine angoisse. Ce jour-là, les juges de la cour d’appel de Paris décideront du sort judiciaire et politique de Marine Le Pen, la chef historique du parti nationaliste. Sera-t-elle condamnée à une lourde peine d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national comme en première instance ? Cela empêchera la députée du Pas-de-Calais, déjà triple candidate, à se présenter une quatrième fois à l’élection présidentielle de 2027. Sera-t-elle condamnée à une peine plus légère, voire relaxée ? C’est le rêve que n’osent exprimer ses lieutenants, et une bonne partie des députés, à voix haute.
« Vous savez, je suis un éternel optimiste », dit Renaud Labaye, secrétaire général du groupe parlementaire du RN, bras droit de Marine Le Pen. L’homme répète aussi volontiers une…

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