LE SCAN SPORT - Lors de la soirée de MMA organisée dimanche à la Maison Blanche, le président des États-Unis et celui de l’UFC ont vu les choses en grand.
Passer la publicité Passer la publicitéDonald Trump a célébré dimanche son 80e anniversaire en transformant la pelouse de la Maison Blanche en arène pour des athlètes de MMA, dont Ciryl Gane, dans un vaste étalage de brutalité et un show au fort accent politique. Le spectacle s'est déroulé alors que le président américain savourait l'accord de paix à peine annoncé avec l'Iran. Sa signature est prévue vendredi à Genève, en Suisse.
Donald Trump a fait son entrée sous la «griffe», une imposante arche métallique de 28 mètres de haut aux couleurs de l'Amérique - plus haute que la résidence présidentielle. Dessous trônait l'octogone, une cage dans laquelle sept face-à-face se sont succédé sous l'égide de l'UFC, la puissante organisation d'arts martiaux mixtes (MMA) pilotée par Dana White, un proche du président. Comme à son habitude, ce dernier avait vu les choses en grand (voir la vidéo ci-dessous).
Plus de 4.000 invités triés sur le volet étaient installés autour de la cage, dont l'incontournable Mark Zuckerberg, PDG de Meta. Ou David Ellison, patron de Paramount et allié de Donald Trump, dont la chaîne détenait les droits exclusifs de diffusion. Quelque 100.000 spectateurs s'étaient par ailleurs massés dans un parc adjacent pour suivre les combats sur écran géant et écouter les hommages au président de certains vainqueurs, gladiateurs des temps modernes.
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«Ce n’est pas un meeting pro-Trump»
Ce spectacle, évalué à 60 millions de dollars par la presse américaine, a fait grincer bien des dents. Ses contempteurs ont dénoncé des dépenses somptuaires dans une conjoncture plombée par la guerre en Iran, même si la Maison Blanche promet que l'UFC a réglé la facture. D'autres ont décrit un mélange des genres douteux entre un tel spectacle et le symbole sacré de la démocratie américaine.
Parmi la foule se trouvait Nyles Rife, chemise blanche piquée de petits drapeaux américains, licencié et grand amateur de la discipline. «Je suis fan de l'UFC, je regarde depuis que je suis enfant», raconte-t-il à l'AFP. Il avoue ne pas être «le plus grand fan (de Trump) en ce moment» mais ne lui tient pas rigueur d'avoir transformé les lieux. «C'est peut-être un peu égoïste, mais c'est lui le chef», fait valoir le trentenaire. En pareille situation, «je ferais la même chose !».
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Baptisé «Freedom 250», l'événement s'inscrit dans le cadre des 250 ans de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis. «Ce n'est pas un meeting pro-Trump. C'est tout simplement l'Amérique», assure Nyles Rife. Mark Toone, 50 ans dont 25 comme Marine de l'armée américaine, ne dit pas autre chose : «C'est juste typiquement américain. Célébrons notre drapeau et notre pays. Ces combats sont complètement emblématiques et représentatifs de la culture et du mode de vie américains».
Haut responsable de l'UFC, Craig Borsari se défend pour sa part de mélanger sport et politique et décrit «une occasion unique de célébrer ce pays et nos athlètes». L'UFC aurait-elle monté un tel projet avec un président démocrate ? À «100%», répond-il. C'est pourtant une certaine idée de l'Amérique que Donald Trump a mis à l'honneur. Très populaire parmi les jeunes hommes, ce sport incarne son goût pour l'extrême virilité décomplexée et l'implacable loi du plus fort.

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