Le malaise est palpable. Au surlendemain de son sacre à Roland-Garros, le premier de sa carrière en Grand Chelem, Alexander Zverev est au cœur d’une ambiance étrange, un mélange de félicitations de la part de certains et de réserve de la part d’autres. Accusé de violences conjugales par deux ex-compagnes, dont une a déposé plainte, l’Allemand divise l’opinion publique.
Ce lundi, dans une interview réalisée après son sacre, L’Équipe a décidé d’aborder le sujet, évité lors des conférences de presse d’après-match. Et cela n’a pas plu au 3e mondial. Alors que le journaliste évoquait les nombreuses « discussions sur la façon de traiter » son titre, Zverev l’a coupé : « Attendez, déjà, ce n’est pas ce genre d’interview. Ensuite, vous savez qu’il a été prouvé que les accusations étaient fausses ? »
Ni un aveu de culpabilité, ni une preuve d’innocence
Relancé, l’Allemand s’est fermé, laissant son agent intervenir. « J’ai fait tout ce que j’ai pu et mon innocence a été prouvée », a-t-il ajouté, avant de mettre fin à la discussion : « Je pense qu’on devrait arrêter, c’est mieux. »
S’il n’a pas été officiellement reconnu coupable, Alexander Zverev n’a pas non plus été innocenté. Condamné en première instance à payer une amende de 450 000 euros pour des faits de violence sur Brenda Patea, il avait fait appel. Le deuxième jugement n’a toutefois jamais eu lieu, un accord à l’amiable étant intervenu en juin 2024. En droit allemand, une telle transaction ne constitue ni un aveu de culpabilité, ni une preuve d’innocence.




