Mondial-2026 : "Ramener la Coupe à la raison"

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Dans la presse

À la une de la presse ce jeudi 11 juin, le coup d'envoi de la Coupe du Monde de football, vue par la presse française, derrière les Bleus, et par la presse américaine, peu habituée à se soucier de ballon rond. Retour en Irlande du Nord après deux nuits d'émeutes anti immigrés, orchestrées par l'extrême droite, suite à une attaque au couteau attribuée à un réfugié soudanais. Et la découverte d'un cimetière de baleines dans l'Océan Indien.  

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La Une de l’Equipe ferait presque penser à une affiche de cinéma : le trophée, énorme, est fixé par Lamine Yamal, Kylian Mbappé, et Lionel Messi. Les trois stars des équipes favorites : Espagne, France et Argentine.

Le titre de cette Une, c'est "Sous les yeux du monde" car la compétition sera scrutée, et pas que pour le sport. Dans les pages du Quotidien, ce titre : "Ramener la Coupe à la raison". Et cette question : cette XXIIe Coupe du monde, empêtrée dans les scandales, peut-elle être sauvée par le jeu...? Le quotidien sportif nous rappelle  que la compétition : “a déjà su tisser sa légende en se trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment"... Comme au Qatar il y a quatre ans.

Libération consacre aussi sa Une aux espoirs d’un troisième sacre pour les Bleus, avec leur capitaine, sous pression. D’après le quotidien, Mbappé "tient les clés de la réussite, comme il sera comptable de son échec". 56 buts en sélection tricolore pour le numéro 10 des Bleus tout de même. "Il montre la voie" disent ses coéquipiers. Bémol tout de même en rappelant que les matchs de préparation de l'Équipe de France ont "soulevé quelques interrogations." 

"Surveillés"

Aux Etats-Unis, on parle de soccer, et pas de football. Le Beau Jeu n’est pas vraiment populaire outre-Atlantique, mais le Wall Street Journal affirme que : "Les Etats Unis sont devenus, en 75 ans, une nation de foot" : “kicking and screaming" précise-t-il, que l'on pourrait traduire par : "dans la douleur". Un article retour sur l’histoire du ballon rond américain. Le Wall Street Journal revient aussi sur la relation très privilégiée entre le président américain et le président de la FIFA. Gianni Infantino est présenté comme “l'orchestrateur de la plus grande Coupe du monde de l’histoire, pour un public d’une seule personne" et cette personne, c'est donc Donald Trump. 

Côté spectateurs, le magazine Wired met en garde les fans : ils sont "surveillés". Une analyse qui détaille les technologies anti-drones, de reconnaissance faciale, bref de surveillance prévues pour encadrer les quelques 5 millions de fans attendus aux US, au Canada et au Mexique. Pour faire un contre-pied technologique, le New York Times consacre un reportage aux fans de cartes Panini en Argentine. Des enfants aux parents voire au grands parents, les fans ont délaissé leurs smartphones pour le bon vieux papier. 

"Pogrom moderne"

L'Irlande du Nord a connu une deuxième nuit de manifestations anti-immigrés, après une attaque au couteau imputée à un réfugié soudanais. D’après le Guardian, la radicalisation numérique menace la démocratie. Dans cet éditorial, le quotidien estime que les violences en Irlande du Nord sont "la traduction dans la vraie vie de mécanismes sinistres en ligne". L’article détaille le rôle d’Elon Musk, soutien de “l’agitateur" d’extrême droite Tommy Robinson - dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon. Il utilise un pseudonyme pour faire oublier ses nombreuses condamnations.

Le Belfast Telegraph, quotidien nord irlandais, relaie les propos de la famille de la victime de l’attaque au couteau. Ses proches se disent “dégoûtés" par les violences, et appellent au calme. Enfin le Times donne le point de vue des victimes des violences. Le journal parle de “pogrom moderne". Des soignants africains, ukrainiens et une famille roumaine font partie de ceux qui ont dû fuir ces hommes masqués. “C’était terrifiant, je n’en croyais pas mes yeux" témoigne une victime.

Pour finir, une bonne nouvelle dans le National Geographic, la découverte d’un cimetière de baleines dans l’Océan Indien… Ou plus précisément,  d'une nécropole de baleines. Ce n’est pas une marque de “civilisation" ou un choix des cétacés, mais plutôt une concentration inédite de fossiles, dont le plus vieux a 5 millions d’années, et des cadavres beaucoup plus récents, quelques dizaines d’années seulement. On doit cette découverte à une équipe chinoise dans une fracture océanique de 1000km de long, atteignant 7000 mètres de profondeur par endroits. Les scientifiques y ont déjà identifié une nouvelle espèce de baleine, et il devrait y en avoir beaucoup d’autres. 

A propos d'Océans, Libération publie cet éditorial co-signé par James Cameron, intitulé “Le XXIe siècle sera océanique". Le réalisateur et une océanographe appellent les Etats à s’engager dans l’exploration des eaux profondes, pour comprendre et préserver le vivant. L’espèce humaine n’a observé que 0,001% de nos océans, tout reste à découvrir.

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