De nombreuses personnalités du monde du rugby ont signé une tribune en faveur de Jean-Luc Moudenc. Ils s’en expliquent au Figaro.
Dans une tribune publiée ce mercredi, plus de 350 personnalités locales ont pris position en faveur du maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc , en vue du 2e tour des municipales, dimanche, où fera fa ce à une liste d’union PS-LFI menée par François Piquemal. Parmi les signataires, des chefs d’entreprise, des restaurateurs, des artistes…, mais aussi de nombreux sportifs. Dont une majorité issue du monde du rugby, le Stade Toulousain étant le porte-étendard de la Ville rose.
On retrouve ainsi William Servat, ancien joueur et entraîneur du Stade, désormais membre du staff du XV de France, l’ancien président du club rouge et noir (puis de la Ligue nationale de rugby) René Bouscatel, des ex-joueurs comme Xavier Garbajosa, Grégory Lamboley ou encore Vincent Clerc. Contacté nos soins, l’ancien ailier des Bleus n’a pas souhaité développer. «Je n’ai rien de plus à dire, à part tout le bien que je pense de Jean-Luc Moudenc.»
Je suis certain que Jean-Luc Moudenc, c’est bien pour Toulouse. Et moi, je soutiens ma ville parce que je l’aime…
Jean-Pierre RivesAutre signataire de renom, la légende Jean-Pierre Rives. «Je suis Toulousain, j’aime ma ville et je trouve que Jean-Luc Moudenc fait un boulot formidable depuis 2014, confie au Figaro l’ancien capitaine du XV de France. C’est un mec bien. Je ne dis pas que les autres sont mauvais, je ne les connais pas. Je ne suis pas un énervé de la politique. Je ne suis contre personne, je suis pour. J’ai beaucoup bourlingué mais, plus le temps passe, plus je me sens Toulousain. Je suis né là, je suis de Saint-Simon. Et je trouve que ce maire est très bien.»
Toujours aussi malicieux, Jean-Pierre Rives confie rêver à une solution idéale, mais utopique. «Tout le monde a peut-être envie de faire quelque chose de bien à Toulouse. Il faudrait qu’ils se réunissent pour essayer tous ensemble. Je crois profondément qu’il faut arrêter de regarder les différences et attraper ses similitudes pour essayer d’avancer. Le monde est de plus en plus difficile. Se serrer la main et avancer, oui, ce serait bien… Mais à ce qu’il paraît, en politique, il faut choisir…» Alors il a choisi. «Parce que je suis certain que Jean-Luc Moudenc, c’est bien pour Toulouse. Et moi, je soutiens ma ville parce que je l’aime…»
Venant d’un milieu très modeste qui défend les valeurs de travail, j’ai du mal à comprendre comment François Briançon a pu s’allier avec Piquemal et LFI
Guy NovèsGuy Novès, l’emblématique manager du Stade Toulousain au palmarès XXL, fait également partie des signataires. «J’ai toujours été proche de Jean-Luc Moudenc et, avant lui, de la famille Baudis. Venant d’un milieu très modeste qui défend les valeurs de travail, j’ai du mal à comprendre comment François Briançon, que je connais bien aussi, a pu s’allier avec Piquemal et LFI.» Il avoue avoir été «secoué par ce ralliement» et n’être pas le seul. «J’ai reçu et je reçois encore de nombreux appels de personnes qui me demandent ce qu’ils peuvent faire pour soutenir Jean-Luc Moudenc.»
S’il a un peu tâté du ballon ovale au Stade Toulousain, Philippe Spanghero, au patronyme célèbre en Ovalie (il est le fils de Claude, l’un des frères du grand Walter), a en revanche bien réussi comme chef d’entreprise. Et c’est à ce titre qu’il a signé cette tribune sans la moindre hésitation. «J’ai toujours trouvé Jean-Luc Moudenc et son équipe attentifs et bienveillants envers les dirigeants d’entreprise. La politique de la ville par rapport à l’entrepreneuriat est cohérente. Leur bilan très positif. Les adjoints avec lesquels j’ai collaboré sont impliqués, connaissent les dossiers, connaissent la ville. Donc, c’est très rassurant.»
Dirigeant de l’agence Team One, groupe de conseil en stratégie de communication auprès des acteurs du sport, et auteur du podcast ‘’1spiration’’, consacré à la réussite managériale, Philippe Spanghero avoue avoir signé sans hésiter. «Mon inquiétude concerne le PS, censé être fort mais qui, dans les faits, s’écrase complètement. Donc il n’y a pas de ligne mesurée mais une ligne Lfiste qui prend le dessus immédiatement. Beaucoup de dirigeants d’entreprise à Toulouse sont inquiets sur leur volonté d’investissement, sur la façon dont leur politique va impacter de façon très négative les enjeux de développement et les finances de la métropole. Avec la réelle crainte d’un coup d’arrêt de la dynamique économique de la ville. Les grandes promesses sur les transports gratuits, la cantine gratuite… Il n’y a jamais rien de gratuit. Des gens vont devoir le payer et les villes qui ont essayé ont vu le coût que cela avait.»
«Piquemal, c’est l’hystérisation du débat, une volonté de cliver la ville»
Il ne cache pas non plus que la personnalité de François Piquemal lui pose problème. «Avec lui, c’est l’hystérisation du débat, une volonté de cliver la ville que je ressens. Jean-Luc Moudenc, lui, est un vrai républicain. Quelqu’un de toujours extrêmement modéré dans sa politique de la ville. Quand ses adversaires essayent de le diaboliser en le rapprochant de l’extrême droite, c’est ridicule…» Il se souvient que lors de la précédente élection, une centaine de personnalités toulousaines avaient apporté leur soutien à Jean-Luc Moudenc. Elles sont quatre fois de plus aujourd’hui. «Parce que ce ne sont pas cette fois que des soutiens politiques mais beaucoup de gens modérés qui sont inquiets. Un exemple. La CGPME, au niveau national, a élaboré une charte en 90 points de ce que les entrepreneurs attendent de leurs politiques dans leur ville. Quasiment toutes les listes des grandes villes ont signé cette charte. Pas François Piquemal. Symboliquement, c’est un signal assez fort…»

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