Une opération d’envergure. Plusieurs billetteries en ligne ont été bloquées en raison d’une cyberattaque visant Vivaticket, principal opérateur de billetterie touristique.
L’attaque dont a été victime Vivaticket remonte au 2 mars et repose sur un « ransomware », un virus qui vise à extraire des données, avant de les chiffrer pour demander une rançon. Selon les informations de 01.net, certaines données des visiteurs - nom, prénom, adresse mail, adresse postale, identifiants de compte sur Vivaticket - ont été compromises.
L’ensemble des partenaires de Vivaticket ont été informés de cet incident la semaine dernière. Parmi les clients de la plate-forme, figurent notamment le musée du Louvre, le Musée d’Orsay, le Quai Branly, Notre-Dame, l’Arc de Triomphe, la tour Eiffel, ou encore le parc Astérix.
Une enquête ouverte
Les billetteries du Louvre Lens, de la Bibliothèque nationale de France, du musée de la Nature et de la Chasse à Paris, du musée Guimet, des musées de la ville de Lyon, et du musée des Arts et Métiers, sont bloquées ce mercredi en raison de cette cyberattaque.
Dans un communiqué, ce dernier établissement précise que les données « bancaires et de paiement » des visiteurs n’ont pas été touchées. « En cas de doute, le bon réflexe est de ne pas répondre à tout message électronique paraissant frauduleux, de ne pas cliquer sur un lien vous enjoignant de communiquer vos identifiants, mots de passe et toute autre information personnelle », ajoute le musée des Arts et Métiers.
La billetterie du Palais de la Porte Dorée a elle aussi été touchée, mais semble désormais rétablie.
Le Centre des monuments nationaux (CMN), qui gère plus de 100 monuments en France, notamment l’Arc de triomphe et l’abbaye du Mont Saint-Michel a quant à lui pu « rouvrir (ses) sites pour le grand public le jeudi 12 mars en garantissant toute la sécurité nécessaire », indique-t-il.
À Paris, le musée du Louvre assure également que l’attaque n’a « pas touché directement la billetterie (…) mais ralenti son interface et désactivé ses liens comme celui pour la nocturne ou les activités ».
Auprès de Libération, le parquet de Paris indique qu’une enquête a été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité, et confiée à l’Unité nationale cyber (UNC) de la gendarmerie nationale.




