Paris accueille son premier tournoi de sumo depuis 30 ans, un événement à l'ampleur hors normes

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La culture japonaise sera mise à l’honneur, à Paris, ce week-end. Un grand tournoi de sumo aura lieu à l’Accor Arena de Bercy sur les journées de samedi 13 et dimanche 14 juin, pendant que la plupart des amateurs de sport auront les yeux rivés sur les 24 h du Mans.

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Un tel évènement n’avait pas eu lieu, au sein de la capitale, depuis 1995. C’est le président de la République de l'époque, Jacques Chirac, grand amateur, qui avait poussé pour accueillir à nouveau un tournoi de sumo au sein de la capitale. S'il a fallu attendre aussi longtemps pour voir débarquer un tournoi de sumo en France, c'est à cause des coûts d'organisation et de sa lourde logistique.

Le tournoi était également organisé à Bercy à l’époque, et avait été couvert à l’échelle nationale. Le groupe France Télévisions a annoncé la diffusion de l’événement. En quelques chiffres, France 24 vous propose une présentation du tournoi.  

200 kg de sel de Guérande 

Le sel est un élément indissociable des affrontements entre sumotoris notamment du fait de sa dimension sacrée. Dans la religion shintoïste, le sel est utilisé par les lutteurs pour purifier le dohyo, l’arène de combat. Ils en jettent une poignée lors de leur entrée avant de combattre pour chasser les mauvais esprits.

Le sel est également utilisé comme revêtement dans l’arène, par-dessus le sol recouvert d'argile. Un peu comme les courts en terre battue de Roland Garros qui sont constitués de plusieurs couches de roches, recouvertes d’une fine couche de brique pilée. 

62 lutteurs séparés dans deux avions

Ce grand tournoi accueille 150 personnes dont les 62 "rikishis" (les lutteurs) ce qui demande une logistique conséquente car le poids des lutteurs est un casse-tête pour le transport : deux avions feront le trajet pour éviter la surcharge.

L’autre explication est plus étonnante : les lutteurs sont séparés en deux avions pour qu’en cas d’accident, les combats puissent quand même avoir lieu. "Comme pour "le Président et le Premier ministre, les 'rikishis' doivent être séparés pour qu’en cas de problème, il en (des survivants, ndlr) reste" a déclaré Stéphane Rothschild, l’organisateur de l’événement, lors d’un entretien sur RMC Sport. 

Un sumotori ukrainien

Aonishiki Arata, 21 ans, né en Ukraine, fait partie des rares lutteurs nés hors du Japon à combattre en tant que yokozuna (le rang le plus élevé de la discipline). Il a très vite grimpé les échelons au sein des combattants depuis son arrivée à Tokyo en 2022. Il sera bien présent dès samedi pour combattre et aller chercher la victoire finale. 

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Dans un entretien accordé à l’Équipe, il raconte son adaptation express aux coutumes japonaises et à l'exigence du sport  : "Je vis désormais comme un Japonais." Il est d’ailleurs très populaire auprès du public nippon et respecté par ses pairs.

150kg pour l’un des sumos les plus imposants 

Hoshoryu Tomokatsu, lutteur mongol appartenant à la catégorie yokozuna est l’un des lutteurs les plus imposants de la discipline. Ses mensurations sont tout simplement dantesques : 1,88 m pour 150 kg.

 Il est attendu en tant que véritable tête d’affiche pour le tournoi de Paris avec son style de combat assez atypique, tout en projections : il essaye davantage de déséquilibrer ses adversaires pour gagner plutôt que de les faire sortir de l'arène. Son physique risque donc d’être un atout de poids pour cette compétition d’exhibition.

Plus de 10 000 spectateurs par jour sont attendues dans l’enceinte de Bercy pour vivre l’événement d’une rareté extrême. La France est d’ailleurs le seul pays autre que le Japon à avoir eu l’opportunité d’accueillir un tournoi de sumo.

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