« Peaky Blinders : l’Immortel » sur Netflix : que vaut le film qui vient conclure la série ?

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Six saisons, 36 épisodes et un personnage devenu culte : Tommy Shelby. Quand la série « Peaky Blinders » démarre en 1919, le héros incarné par Cillian Murphy est un homme traumatisé par son expérience de soldat durant la Première Guerre mondiale qui prend la tête d’un gang de malfrats à Birmingham, donnant son nom à la série créée par Steven Knight.

Toujours tourmenté malgré son ascension dans les différentes sphères de pouvoir, accablé par de nombreux deuils personnels, il finissait par s’exiler dans la campagne anglaise à la fin de l’ultime saison de la fiction, en 1934.

Hanté par des visions de fantômes de son passé

C’est là qu’on le retrouve des années plus tard, en 1940, dans le film « Peaky Blinders : l’Immortel » mis en ligne sur Netflix ce vendredi.

Vivant reclus dans une grande bâtisse, avec pour seule compagnie celle de son homme de main, Johnny Dogs. Hanté par des visions de fantômes de son passé, dont celui de sa fille Ruby, morte enfant d’une maladie, il s’attelle à écrire son autobiographie.

Pendant ce temps-là, c’est son fils aîné Duke avec qui il n’a plus de contact, qui a repris la tête des Peaky Blinders. Celui-ci n’hésite pas à passer un accord avec un responsable nazi, pour s’enrichir et écrire sa propre histoire. Leur plan est d’inonder le marché britannique de faux billets pour déstabiliser l’économie et l’effort de guerre afin d’assurer la victoire finale de Hitler.

Le réalisateur Tom Harper avait déjà œuvré derrière la caméra de la première saison. On retrouve donc ici toute l’esthétique propre à la série, toujours accompagnée d’une bande originale très rock où figue notamment les Irlandais de Fontaines D.C. Steven Knight signe le scénario avec sa plume habile et efficace.

Cillian Murphy et Sophie Rundle mais aussi de nouveaux comédiens

Les fans de la production d’origine retrouvent donc Cillian Murphy, ainsi que Sophie Rundle dans la peau de la sœur du héros, Ada. Stephen Graham (« Adolescence ») apparu en saison 6 est également de la partie. Du côté des nouveaux visages, Barry Keoghan (« Saltburn ») succède à Conrad Khan pour incarner Duke, Tim Roth joue le Nazi Beckett, et Rebecca Ferguson une gitane qui va tenter de faire sortir Tommy de son exil.

L’ensemble est solide tant au niveau des partitions des comédiens – Cillian Murphy est encore une fois magistral – que du scénario qui monte en tension tout du long. Les liens familiaux, qui ont toujours été au cœur de la fiction, sont de nouveau essentiels à l’intrigue.

Si la fin de la série aurait pu se suffire à elle-même, cette suite n’a pas à rougir. Sans être un coup d’éclat fracassant, elle est suffisamment efficace pour satisfaire les fans en manque de cet univers depuis quatre ans. Pour les novices en revanche, il est difficile d’entrer dans cette histoire sans être déjà attaché aux personnages.

Même s’il s’agit de la fin des « Peaky Blinders » tels qu’on les connaît, Steven Knight nous assurait il y a un an travailler sur une série prolongeant cet univers, autour d’une nouvelle génération.

En octobre dernier, Netflix et la BBC ont confirmé avoir commandé deux saisons de cette fiction dont l’action reprendra dans les années 1950, dans un Birmingham en pleine reconstruction après les bombardements de la guerre. Cillian Murphy en sera l’un des producteurs.

La note de la rédaction :

4/5

« Peaky Blinders : l’Immortel », film britannique de Tom Harper et Steven Knight (2026) avec Cillian Murphy, Barry Keoghan, Rebecca Ferguson… 1h54.

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