Par L. M.
Le 28 juillet 2026 à 22h00
Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées

L’ancien président de la Fifa s’en est une nouvelle fois pris à son successeur, qui envisage de privatiser la Coupe du monde.
Passer la publicité Passer la publicitéSepp Blatter face à Gianni Infantino, acte II. Quelques semaines après une première indignation, consécutive à levée de la suspension de l’Américain Folarin Balogun, à laquelle l’ancien président s’était interrogé «où vas-tu Fifa», l’ancien dirigeant suisse a de nouveau tweeté son désaccord avec les manœuvres de son successeur.
«Personne n’a le droit de vendre notre sport», s’est ainsi emporté l’ancien président de la Fifa, en réaction à la volonté d’Infantino et de l’organisation internationale de créer une société commerciale autour de la Coupe du monde, ouvrant une partie du tournoi à des investisseurs privés. Parmi ces investisseurs, on retrouve notamment le financier Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, adossé à la banque d’affaires JP Morgan. «La relation étroite entre le président de Fifa et le président des Etats-Unis a atteint une dimension financière qui nuit dramatiquement au football», assure Sepp Blatter.
L’ancien patron de la Fifa n’est pas seul indigné par cette nouvelle, qui fait notamment beaucoup réagir en Angleterre. «La Coupe du monde n’est pas un bien à vendre pour la Fifa, les investisseurs extérieurs ne devraient pas s’approcher de la plus grande compétition de la planète, s’indigne le réputé journaliste Henry Winter. L’image est désastreuse. La menace d’ingérence est évidente, et il y en a eu assez à la Coupe du monde avec l’annulation de la suspension de Balogun.»
À lire aussi Coupe du monde : Infantino prêt à vendre une partie du Mondial à des investisseurs privés
«Le football n’appartient pas aux investisseurs, il appartient aux gens qui remplissent chaque week-end les tribunes et le bord des terrains, a martelé de son côté le travailliste Andy Burnham, le nouveau Premier ministre anglais. La Coupe du monde n’est pas un produit. C’est la plus grande compétition dans le monde du sport, et nul n’a le droit de la vendre. Vous pouvez le déguiser comme vous le voulez, une fois que vous avez vendu une pièce, vous avez tout vendu. Le football appartient aux fans, il l’a toujuors été et le sera toujours.»
Plus tôt, l’UEFA, en guerre ouverte avec l’organisation mondiale, avait assuré prendre cette nouvelle «très au sérieux» : «L’âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à vendre, surtout sans aucune transparence sur qui pourrait en profiter financièrement, poursuit l’instance européenne. Aucun de nous n’est propriétaire du football. La Fifa n’a aucun droit de le vendre».

il y a 1 day
3


