REPORTAGE - Promenades, parloirs, virements d’argent… Les 38 individus qui y sont incarcérés font l’objet d’une surveillance de tous les instants.
« On m’oblige à fréquenter des délinquants, on m’écarte de ma famille, on m’empêche de faire mon travail. Je régresse tous les jours, mon espoir se détruit. » Depuis le quartier haute sécurité de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), Mounir B., condamné à une très longue peine, ne décolère pas après son transfert, le 11 novembre dernier, du quartier d’isolement de la maison centrale de Moulins à son nouveau lieu de détention ultra-sécurisé à Condé-sur-Sarthe.
Situé en pleine campagne au sein d’un vaste domaine pénitentiaire, c’est le deuxième établissement à avoir ouvert, en 2025, un quartier haute sécurité de lutte contre la criminalité organisée après celui de Vendin-le-Vieil. Le QLCO cohabite avec un quartier de maison centrale classique et un quartier occupé par 18 détenus terroristes.
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Derrière ses hauts murs qu’aucun bâtiment intérieur ne surplombe, il accueille parmi les plus dangereux des criminels. Les critères d’incarcération cumulent les risques d’évasion avec de gros…

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