« Réduire les amplitudes thermiques » : un coup de peinture blanche sur les voies avant de grands travaux pour le viaduc de Calix à Caen

il y a 19 hour 3

Les touristes qui se rendent en Normandie ont de quoi être surpris. Le viaduc de Calix, qui enjambe l’Orne et le canal de Caen à la mer, s’est à nouveau paré de son costume blanc. Les 2 x 2 voies ont été repeintes à la mi-mai, comme tous les printemps depuis 2021, époque où étaient apparues des fissures dans cet ouvrage ouvert en 1975.

« On constatait des variations d’ouverture de fissures sur la travée au-dessus du canal, retrace Sarah Devimeux, responsable du pôle entretien et gestion des ouvrages d’art à la Direction interdépartementale du Nord-Ouest (Dirno). Deux paramètres avaient un impact : le passage des camions et la forte amplitude thermique. »

D’où l’idée de cette couche de peinture blanche, pour réfléchir la lumière et moins absorber la chaleur. À la clé, environ quatre degrés de « gagnés » pour une amplitude réduite de 40 %. En 2021, des restrictions de circulation avaient également été instaurées le temps de travaux d’urgence sur le viaduc.

Cinq ans plus tard, un grand chantier va commencer à partir du 16 juin, pour consolider cet axe qui a vu bondir le trafic : de 15 000 véhicules quotidiens à son inauguration à près de 80 000 aujourd’hui. Une charge qui n’avait pas été envisagée. Si le béton de cette figure du paysage caennais résiste bien aux années, les câbles de précontrainte qui lient ces éléments se sont un peu détendus avec le temps.

Une bonne année de chantier pour retendre les câbles

Une évolution logique, qui ne met pas le viaduc en péril (« Il est circulable », insiste Sarah Devimeux) mais qui implique une intervention. Un peu plus d’un an de travaux pour « poser et retendre les éléments de précontrainte sur le 1,2 km de linéaire de l’ouvrage », explique la responsable.

De spectaculaires échafaudages étaient en cours de pose, pour des interventions par… dessous le viaduc et dans les entrailles de la structure. Le chantier n’occasionnera que de ponctuelles restrictions de circulation nocturnes au cours de l’année qui arrive. S’en suivront d’autres phases, jusqu’en 2029, comme l’ajout de barrières automatiques, de feux au-dessus des voies ou encore un nouvel enrobé. Montant global du chantier : 40 millions d’euros, dont 20 pour une reconsolidation d’avenir. Mais souligne la Dirno, « on va lui redonner 50 ans de vie ».

Lire l’article en entier