Rugby : «Des gens pensent que je suis juste un abruti qui s’enferme dans une salle de muscu», Paul Boudehent s’amuse des clichés sur les joueurs pros

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Par Ar. C.

Le 12 juin 2026 à 15h14

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Paul Boudehent à son arrivée au stade Deflandre, en octobre dernier.

Paul Boudehent à son arrivée au stade Deflandre, en octobre dernier. Daniel Derajinski / Icon Sport

Le troisième-ligne de La Rochelle est revenu, dans un podcast de RMC, sur la fausse image que les gens ont souvent des joueurs de rugby.

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Paul Boudehent est un personnage à part dans le paysage du rugby français. Un déménageur sur le terrain, épaules larges et mâchoires carrées. Incontournable à La Rochelle et auteur de grosses performances avec le XV de France. Mais, aussi, un joueur attachant, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Curieux, intéressant, marrant. Invité du podcast de RMC «L’entretien des Potos», le troisième-ligne du Stade Rochelais s’est longuement confié et il en a profité pour revenir sur l’idée que les joueurs de rugby sont régulièrement catalogués comme des «bourrins».

«Quelque chose qui me chagrine un peu depuis pas mal d’années, et qui m’agace avec le temps, c’est que les gens me réduisent vachement à mon physique, au fait que je sois costaud, déplore-t-il, en prenant la chose avec le sourire. Quand je parle avec des gens avec qui je n’avais jamais eu l’occasion de parler avant, ils me disent : "Ah, mais tu piges, tu comprends.."»

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Et d’asséner : «Toutes ces personnes pensent que je suis juste un abruti qui s’enferme dans une salle de muscu.» L’a-t-il souvent entendu ? «Si vous saviez le nombre de fois...» Le troisième-ligne des Maritimes poursuit : «Je me rends compte que les gens le font inconsciemment, c’est souvent maladroit de leur part, mais tu lis un peu la surprise en eux. Ils s’attendent vraiment au benêt. Mais non, les gars, on sait tenir une phrase, on sait conjuguer des verbes...»

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Des clichés qui l’ont souvent énervé. «Il y a des moments où ça m’a agacé. Je suis plus qu’un physique ! Après, je me dis "écoute, laisse couler." Je préfère qu’on retienne de moi que je suis un beauf plutôt qu’un abruti, parce qu’à la rigueur, s’ils se disent que je suis un beauf mais que je réfléchis, au moins, j’aurais gagné ça.»

L’international tricolore aux 21 sélections relativise, par ailleurs, l’importance que certains donnent aux joueurs de rugby. « Il y a des personnes, leur métier, c’est de sauver des vies. Il y a des métiers mille fois plus importants que le nôtre. Les gens nous placent sur un piédestal qui ne devrait pas avoir lieu d’être.» Et de conclure : «Je ne suis pas marié avec le rugby. Potentiellement, dans 9 ou 10 ans, c’est fini...»

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