L’AMOUR OUF CHEZ LES ARTISTES (3/6) - Le grand peintre norvégien, de faible constitution et d’éducation rigoriste, va connaître des années de passion avec la jeune héritière. Jusqu’à une certaine nuit de septembre 1902.
L’amour et l’art ne font pas toujours bon ménage. Il faut une certaine légèreté pour être heureux et une forme d’insouciance pour croire en l’avenir. Né en 1863 en Norvège, Edvard Munch, fils d’un médecin militaire au sévère piétisme, est marqué à 5 ans par les effets de la tuberculose, avec la mort de sa mère, en 1868, puis celle de sa sœur préférée, Sophie, à 15 ans en 1877. Maladie infectieuse des zones urbaines et de la classe ouvrière, qui s’entasse dans de petits logements, la tuberculose est aussi au XIXe siècle « idéalisée comme une maladie magnifique qui touchait, croyait-on, les êtres dotés d’un haut degré de sensibilité et de créativité. Le look phtisique - corps émacié, teint pâle, yeux fiévreux - devint à la mode », souligne Nikita Mathias dans Edvard Munch. Les expressions de la vie (Munchmuseet, Oslo). Ses chers fantômes inspireront à Munch des tableaux fabuleux, comme L’Enfant malade, avec son profil nacré qui semble disparaître dans le décor familier de la chambre…

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