
Les soldats sont tendus, concentrés. L’heure est grave. La « puissance bleue » – la France et ses alliés – vacille sous la pression de Mercure, puissance rouge implacable, qui infiltre ses proxys jusqu’au cœur du territoire. Et surtout dans l’espace. Ici, les armes sont numériques : une souris pour tirer, un écran pour traquer. En temps réel, la trajectoire du satellite hostile « Sauron » s’affiche. Une référence à peine voilée.
Certes, il ne s’agit que d’une simulation. Mais les menaces, elles, sont bien réelles. Du 8 au 27 février, près de 200 « joueurs » – des militaires – se sont retrouvés au Commandement de l’Espace (CDE) à Toulouse dans le cadre de Spartex. Il s’agit du sixième exercice spatial organisé depuis la création du Commandement en 2019, aujourd’hui intégré à l’armée de l’Air et de l’Espace.




