Des représentants de la société civile israélienne et palestinienne se réuniront vendredi 12 juin en France pour exhorter la communauté internationale à ne pas abandonner la solution à deux États, alors que Paris cherche à maintenir le débat public dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
Cette réunion, à laquelle participent des ministres des Affaires étrangères et des hauts responsables de dizaines de pays, marque le premier anniversaire de l'adoption de la Déclaration de New York, une résolution non contraignante des Nations unies approuvée par l'Assemblée générale qui a tracé une feuille de route vers un État palestinien.
La résolution a ensuite conduit une douzaine de pays, dont la France, à reconnaître en septembre dernier l'État de Palestine.
"Compte tenu de la situation actuelle dans la région, marquée par des conflits qui semblent interminables, un nombre trop élevé de victimes civiles et un cycle de violence, et compte tenu du fait que la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza est au point mort… nous estimons que cette conférence est aujourd'hui plus essentielle et urgente que jamais", a déclaré jeudi aux journalistes le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
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La réunion se terminera par un "Appel à l'action" en huit points appelant à un cessez-le-feu permanent, l'arrêt de l'expansion des colonies israéliennes, la reconstruction de la bande de Gaza, des réformes de la gouvernance et un soutien international renforcé à la société civile.
Il sera remis aux dirigeants du G7 qui se réunissent dans les Alpes françaises à partir de lundi. "La région continue de se fracturer. La bande de Gaza est dévastée, Israël reste menacé. Le terrorisme des colons, l'expansion des colonies, l'annexion de facto et les menaces contre l'Autorité palestinienne continuent de compromettre la viabilité d'un futur État palestinien", est-il dit dans le plan d'action que Reuters a pu consulter.
"Les Israéliens, tout comme les Palestiniens, restent prisonniers de la peur, de l'insécurité et des traumatismes. Nous revenons car, alors que le G7 se réunit à Évian, ce conflit risque une fois de plus d'être relégué au second plan. La possibilité d'une solution demeure, mais elle s'amenuise."
Cette conférence intervient dans un contexte d'escalade de la violence perpétrée par les colons israéliens en Cisjordanie occupée et souligne la colère de nombreux pays occidentaux à l'égard du gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui décidé de l'expansion des colonies.
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Une préoccupation majeure concerne le projet de construction d'une colonie à l'est de Jérusalem, connu sous le nom de "E1", qui diviserait la Cisjordanie et l'isolerait de Jérusalem-Est, fragmentant le territoire que les Palestiniens revendiquent comme un État indépendant.
La Grande-Bretagne, le Canada, la France et la Norvège ont annoncé mardi de nouvelles sanctions coordonnées contre les réseaux israéliens impliqués dans le financement, la facilitation et la perpétration de violences en Cisjordanie occupée.
Israël et les États-Unis ont refusé de participer à la réunion.
Avec AFP




