Sous ses yeux : Ces détails qui ne sont pas montrés dans le documentaire de Netflix

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Depuis sa mise en ligne sur Netflix, Sous ses yeux fait un énorme carton. Le programme est d'ailleurs à la première place des séries les plus visionnées du moment sur la plateforme de streaming. En plus de la fiction, la plateforme a dévoilé le documentaire Le Meurtre de Rachel Nickell, dans lequel plusieurs détails sur l'affaire ne sont pas montrés.

Depuis sa mise en ligne le 4 juin dernier sur Netflix, la série Sous ses yeux rencontre un très gros succès. Actuellement, ce programme est à la première place des séries les plus vues du moment sur la plateforme en France, juste devant Que ça vous serve de leçon et Dans la sauce.

Sous ses yeux retrace l'affaire de Rachel Nickell, agressée sexuellement et assassinée le 15 juillet 1992, à l'âge de 23 ans. Elle a été tuée de 49 coups de couteau sous les yeux de son fils de deux ans, en plein jour, dans le parc Wimbledon Common à Londres. Le petit garçon a été retrouvé agrippé au cadavre de sa mère par un passant.

Robert Napper a fait l'objet de plusieurs signalements

En plus de la série, Netflix a mis en ligne le documentaire Le Meurtre de Rachel Nickell, qui en dit plus sur un passage laissé en suspens dans la série. Un an après le meurtre, Colin Stagg a été inculpé avant d'être acquitté 13 mois plus tard, avant que la police ne découvre que le vrai meurtrier était en réalité Robert Napper.

Si le documentaire retrace cette affaire avec brio, plusieurs détails n'ont pourtant pas été évoqués. Parmi eux, les nombreux signalements à l'encontre de Robert Napper bien avant le meurtre de Rachel Nickell. Par la suite, les autorités ont ouvert une enquête pour viol et ont déterminé que 106 agressions avaient été signalées par 86 femmes.

Le profileur psychologique pas en accord avec l'envoi des fausses lettres à Colin Stagg

Dans le documentaire Netflix, le profileur psychologique Paul Britton explique avoir été engagé pour établir le profil du tueur. La police n'avait alors pas les preuves nécessaires pour inculper l'homme. Alors, pour obtenir ses aveux, les forces de l'ordre ont organisé une "opération" durant laquelle une policière sous couverture.

Elle lui a écrit des lettres d'amour, dans l'espoir de l'encourager à avouer, ou de pouvoir confronter son écriture avec celle du profil du tueur. Pour le journal The Independent, Paul Britton a déclaré à ce sujet : "Non seulement je ne les ai pas écrites, mais je ne les ai vues qu'après leur envoi. Je n'ai jamais suggéré, même de loin, que ce serait une bonne idée d'écrire ces lettres."

Robert Napper s'est excusé auprès de Colin Stagg

Les excuses de Robert Napper à Colin Stagg sont aussi passées inaperçues sur Netflix. "Au moment des faits, lors de l'arrestation et du procès préliminaire de cet homme, l'accusé n'était pas dans un état mental suffisant pour comprendre ce qui se passait. Il l'est maintenant", a expliqué l'avocat David Fisher.

Après son arrestation, Colin Stagg a intenté un procès contre la police métropolitaine pour obtenir des dommages et intérêts. Il a finalement obtenu près d'un million de dollars d'indemnisation en 2008, selon The Guardian. Si sur Netflix, Colin Stagg parle du traumatisme subi, les poursuites judiciaires ne sont pas mentionnées.

Colin Stagg a été condamné dans une autre affaire

Colin Stagg a ensuite été inculpé de nouvelles charges dans une affaire de menaces à la hache, moins d'un an après le classement sans suite de l'affaire. "Sa vie était un véritable enfer. Il a perdu tout contact avec la réalité… Il a vécu longtemps dans un environnement complètement fou, un monde de fous… Ce qu’il a fait n’est pas excusable, mais c’est compréhensible", avait déclaré son avocat.

Colin Stagg a finalement plaidé coupable de comportement menaçant et de possession d'une arme. Il a été condamné à 12 mois de probation en mai 1995.

Le dernier détail non évoqué dans le documentaire Netflix concerne Alex et André Hanscombe, le fils et le compagnon de la victime. Tous les deux ont écrit leurs propres mémoires. Le dernier jeudi de juillet a été écrit par André en 1996 et son fils a publié Letting Go : A True Story of Murder, Loss and Survival en 2017.

Article écrit avec la collaboration de 6médias.

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