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ENTRETIEN - Le réalisateur de Sexe, mensonges et vidéo revient avec un fascinant huis clos entre un vieux peintre acariâtre et une faussaire qui fut son élève. Rencontre londonienne chaleureuse avec un cinéaste qui réaffirme son amour du cinéma.
À Londres, dans le quartier de Soho, Steven Soderbergh reçoit dans la bibliothèque feutrée d’un hôtel d’artiste où il a ses habitudes. Le réalisateur de la trilogie Ocean’s et de L’Anglais y parle avec l’entrain d’un cinéaste resté curieux de tout, comme si chaque film demeurait une nouvelle manière de recommencer. C’est aussi dans la capitale britannique qu’il a tourné The Christophers, drame nerveux porté par Ian McKellen, vieux peintre acariâtre incapable d’achever les derniers tableaux de sa grande période, face à une brillante ancienne élève devenue faussaire. Empathique, volubile et enthousiaste, Soderbergh rappelle qu’il a le cinéma chevillé au corps depuis l’été 1975, lorsqu’il a découvert Les Dents de la mer et compris que les films ne seraient plus seulement à regarder, mais à faire.
LE FIGARO. - Comment est né The Christophers ?
STEVEN SODERBERGH. - C’était à New York, autour d’un verre avec Ed Solomon, avec qui je venais de travailler sur No Sudden Move. Je lui ai soumis cette…

il y a 2 day
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