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Si vous cherchez un 50 mm compact, léger, lumineux et performant, le Sigma 50mm F2 DG Contemporary est peut-être la solution. Appartenant à la famille des I Series, cette focale fixe hybride est déclinée en monture Sony E et L-Mount pour les boîtiers plein format Sony, Lumix, Leica et Sigma. Découverte de cette petite focale fixe standard qui a tous les atouts d'un parfait “daily” pour votre appareil.
Le Sigma 50mm F 2 DG Contemporary a été annoncé en avril 2023. Il s'agit d'une focale fixe standard de 50 mm offrant une ouverture maximale f/2. Cet objectif appartient à la gamme Contemporary de Sigma et à la famille I Series, des focales fixes volontairement compactes et légères à destination des hybrides plein format. L'objectif est capable de couvrir le format de capteur 24x36 mm et est décliné en deux montures : Sony E et L-Mount. Il peut être monté sur tous les hybrides Sony APS-C ou 24x36 mm, ainsi que sur les hybrides en monture L chez Lumix, Leica et Sigma.
Le Sigma 50mm F2 DG Contemporary. © Sigma
Récemment, cet objectif a bénéficié d’une mise à jour esthétique pour intégrer le nouveau logo Sigma. Il a aussi été décliné, en monture L uniquement, en une version argentée pour s'accorder avec le boîtier Sigma BF.
Le Sigma 50mm F2 DG Contemporary décliné en version Silver (monture L uniquement). © Sigma
Le Sigma 50 mm F 2 DG Contemporary est donc un objectif compact de 7 cm de long pour 6,8 cm de diamètre. Il est aussi léger (350 g). Il exploite une formule optique composée de 11 lentilles réparties en neuf groupes, incluant un verre SLD et trois lentilles asphériques. Il offre une ouverture maximale généreuse de f/2, associée à un diaphragme circulaire à neuf lamelles. D'un point de vue ergonomique, on retrouve une bague de réglage manuelle du diaphragme crantée au tiers d'IL et un switch pour basculer en mise au point manuelle. Niveau protection, on retrouve un joint d'étanchéité au niveau de la monture.
La formule optique du Sigma 50mm F2 DG Contemporary. © Sigma
Le 50 mm plein format le plus abordable de Sigma
Sigma propose différentes familles de focales fixes à destination des hybrides full frame. En gamme Art, on trouve les célèbres modèles f/1,4, tandis que certaines focales, dont le 50 mm, ont également été déclinées en version f/1,2. Le constructeur propose aussi une série en gamme Contemporary, moins lumineuse mais avec des objectifs beaucoup plus compacts et légers : les I Series. Cette famille d'objectifs intègre à ce jour un 17 mm f/4, un 20 mm f/2, un 24 mm f/2, un 24 mm f/3,5, un 35 mm f/2, un 45 mm f/2,8, un 50 mm f/2, un 65 mm f/2 et un 90 mm f/2.
Annoncé au prix de 699 €, ce 50mm F2 DG Contemporary a donc deux grands frères chez Sigma : le 50mm F1.4 DG DN Art et le 50mm F1.2 DG DN Art, proposés respectivement aux prix de 970 € et 1499 €.
Au-delà de la gamme Sigma, il existe plusieurs 50 mm comparables en monture Sony E sur le marché. Chez Sony on identifie déjà le FE 50mm F2.5 G annoncé en 2021, voire les FE 50mm F1.8 et FE 50mm F2.8 Macro. Chez Viltrox, on peut aussi citer l'AF 55mm F1.8 Evo ou l'AF 50mm F2 Air. Chez Panasonic, en monture L, il y a le Lumix S 50mm F1.8.
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ErgonomieCompact, mais attention aux intempéries
Le Sigma 50mm F2 DG Contemporary a été conçu comme un objectif volontairement compact et léger pour une utilisation facilitée avec un hybride à main levée ou monté sur un gimbal. Il affiche un poids très raisonnable de 350 g, quand les modèles plus lumineux de chez Sigma se montrent nettement plus lourds : 670 g pour le modèle F1.4 et 745 g pour le F1.2. Il en va de même pour les mensurations de l'optique : 70 x 68 mm pour la version F2, contre 78,2 x 109,5 mm pour le F1.4 et 81 x 108,8 mm pour le F1.2.
Sigma 50mm F2 DG Contemporary : très compact avec un A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
Pour atteindre ce gabarit, Sigma a forcément dû faire des concessions sur tous les plans, à commencer peut-être par l'ergonomie. L'objectif n'est pas spécialement protégé contre les intempéries — en tout cas, pas au niveau de ses deux grands frères. Sur cet aspect, on note uniquement la présence d'un joint d'étanchéité au niveau de la monture. Il bénéficie en revanche d'une conception à encombrement constant, la mise au point s'effectuant via un bloc interne.
Le constructeur a cependant maintenu une bague de diaphragme manuelle, et c'est une très bonne nouvelle pour le plaisir d'utilisation en mode priorité à l'ouverture ou en mode manuel. Cette bague est crantée et graduée au 1/3 d'IL. Elle dispose d'une position A pour le mode automatique. En revanche, impossible de la rendre fluide pour un usage vidéo, dommage. L'objectif ne dispose pas non plus de commandes personnalisables : ni bague de réglage secondaire ni bouton ici. On retrouve seulement un switch permettant de désactiver l'autofocus.
Sigma 50mm F2 DG Contemporary : bague de diaphragme manuelle crantée. © Les Numériques / Georges Siriostis
La bague de mise au point manuelle se montre très confortable. Pour effectuer un réglage de mise au point manuelle, elle actionne le moteur AF qui se charge du déplacement des lentilles. Il n'y a donc pas de repères de butée aux extrémités. La fluidité est assez bonne, peut-être un peu trop prononcée pour des ajustements de haute précision (qui restent assez rares sur une optique ouvrant à f/2).
Sigma 50mm F2 DG Contemporary : monture protégée avec un joint d'étanchéité. © Les Numériques / Georges Siriostis
Comme à l'accoutumée chez Sigma, la qualité de fabrication est exemplaire, et le design extrêmement soigné et réussi. Le constructeur a su trouver le juste équilibre pour proposer un look ni trop rétro, ni trop moderne. On apprécie par exemple les bagues de réglage dentées qui, au-delà de l'esthétique, apportent une fonctionnalité intéressante si l'on souhaite mettre à profit un système de follow focus motorisé en vidéo.
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Performances optiquesC'est excellent !
Nous avons naturellement passé ce Sigma 50mm F2 DG Contemporary au laboratoire et l’avons testé avec un Sony A7R IV équipé d’un capteur plein format de 61 millions de pixels, capable de délivrer des images de 9504 x 6336 pixels. Nos tests ont été réalisés en jpeg, qualité Extra fine, avec les corrections optiques (Comp. de l’objectif) en mode Auto. Sony intègre des corrections numériques pour le vignettage, les aberrations chromatiques et la distorsion.
Notre scène-test et les zones d’intérêt présentées sur les planches à 100 % (échantillons de 250 x 250 pixels) pour comparaison : Sony A7R IV, 24 x 36 mm, 61 millions de pixels. © Les Numériques / Georges Siriostis
Nos mesures ont été réalisées avec le logiciel d’analyse de qualité d’image français DxOMark Analyzer et une charte (mire à points). Elles sont complétées par une approche visuelle réalisée sur notre traditionnelle scène-test.
Piqué : niveau, homogénéité et comportement
La notion de piqué est délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la “sensation de netteté” ou à la “précision” observée sur une image. Elle peut varier sensiblement d'un objectif à l'autre, selon la focale et l'ouverture, mais aussi entre le centre et les bords de l’image.
Mire de mesure à points : en vert le centre, en orange les 2/3 de l’image ; et en bleu les bords pour l’analyse BxU avec DxOMark Analyzer. © Les Numériques / Georges Siriostis
On étudie le comportement du piqué de l’objectif en s’appuyant sur la mesure du flou dans différentes zones de l’image (le centre, les 2/3 et les coins) à différentes focales (dans le cas d’un zoom) et en faisant varier l’ouverture. La mesure du BxU (Blur Units) est dérivée d’une mesure MTF basse fréquence qui correspond bien à la perception des détails par l’œil humain.
Plus la valeur de BxU s’approche de 0, plus la sensation de netteté est élevée. Le flou commence à être perceptible à partir de -1,5, visible à partir de -2,5 et fort à partir de -3,5. Un dégradé de couleurs permet d’appréhender facilement le piqué de l'objectif selon les configurations.
Les performances optiques sont excellentes ! L'objectif offre un comportement très cohérent de f/2 à f/22 avec un piqué déjà très élevé et une homogénéité quasi parfaite dès la plus grande ouverture f/2. Le niveau de piqué augmente encore légèrement en fermant d'un diaphragme et reste stable jusqu'à f/11 inclus. Au-delà, il commence à baisser naturellement en raison de la diffraction.
On peut s'amuser à comparer ses performances à celles de son grand frère, le 50mm F1.2 DG DN Art. Sans surprise, les performances du grand frère sont encore meilleures en niveau de piqué et homogénéité aux ouvertures moyennes, mais le modèle Contemporary s'offre tout de même le luxe d'une meilleure homogénéité à sa plus grande ouverture f/2.
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Distorsion et aberrations chromatiques
Pour ce qui est de la distorsion, il est rare que les focales standards soient fortement impactées. De plus, Sony déploie des corrections numériques directement au niveau du boîtier. Ces dernières sont cependant potentiellement moins poussées et précises sur un objectif Sigma que sur une optique native Sony.
Nos mesures indiquent un niveau de distorsion moyen extrêmement faible, de l'ordre de 0,06 %.
Concernant les aberrations chromatiques, elles aussi corrigées numériquement au niveau du boîtier, le constat est identique. Elles s'avèrent négligeables et imperceptibles, mesurées autour de 0,01 %.
En pratiqueUn caillou simple et polyvalent
La focale standard 50 mm
Un 50 mm est souvent considéré comme la focale standard offrant un champ comparable au champ de vision actif de l'homme et une reproduction naturelle des perspectives. Certains préféreront le rendu d'un 35 mm, plus englobant, et d'autres un intermédiaire autour du 40 mm. Dans l'univers des focales standards, le 50 mm se montre très intéressant pour la pratique du portrait, mais il saura aussi être efficace en reportage. Le 50 mm est souvent la première focale fixe que l'on essaie, facile à utiliser et polyvalente.
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/800 s, ouverture : f/2.0 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL © Les Numériques / Georges Siriostis
Si l'on monte cet objectif sur un hybride équipé d'un capteur au format APS-C, en appliquant un coefficient de conversion de 1,5x, il équivaut à un 75 mm : un petit téléobjectif idéal pour le portrait.
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/250 s, ouverture : f/11.0 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL © Les Numériques / Georges Siriostis
Une ouverture maximale généreuse de f/2
Pour contenir le poids et l'encombrement de son objectif, Sigma a fait le choix d'une ouverture maximale généreuse de f/2, associée à un diaphragme circulaire à neuf lamelles. Même si l'on n'est pas dans le même univers que les modèles f/1,4 et f/1,2, une ouverture f/2 permet tout de même de jouer assez facilement avec les effets de profondeur de champ (bokeh) et d'être à l'aise à main levée dans de faibles conditions de luminosité.
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Vignettage visible à pleine ouverture
Du côté du vignettage, un phénomène corrigé numériquement par le boîtier, les choses restent assez contenues. Il est présent et visible à la plus grande ouverture f/2, mais sait se faire totalement oublier en fermant dès f/4, pour devenir imperceptible au-delà. Quoi qu'il en soit, ce phénomène se corrige très facilement en post-production. Pour certains usages et envies, il peut aussi être considéré comme un atout pour “refermer” l'image et diriger le regard vers le centre de la composition.
Sigma 50mm F2 DG Contemporary : vignettage aux plus grandes ouvertures. © Les Numériques / Georges Siriostis
Stabilisation optique et mise au point
Bien entendu, l'objectif est dépourvu de stabilisation optique. C'est d'ailleurs le cas sur une très grande majorité des focales fixes de ce type, quelle que soit la marque ou la monture. Il faudra donc s'appuyer sur la stabilisation du capteur et sur la grande ouverture f/2 pour réduire sereinement le temps de pose à main levée.
Pour ce qui est de l'autofocus, le constructeur a fait le choix d'une motorisation pas à pas STM, probablement pour des raisons de poids, d'encombrement et de coût. Même si l'on est loin des performances des motorisations plus haut de gamme de Sigma, sur le terrain, ce 50mm F2 ne souffre d'aucune lacune du côté de l'autofocus : précision, réactivité, rapidité et discrétion sont au rendez-vous. L'objectif offre une distance minimale de mise au point de 45 cm, donc un rapport de grossissement maximal de 0,14x. Ce n'est pas un objectif adapté à la photo rapprochée ; sur le 50 mm F 1.2, ce rapport est par exemple de 0,16x.
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/125 s, ouverture : f/2.0 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL Sigma 50mm F2 DG Contemporary : distance de mise au point minimale de 45 cm avec un grossissement maximal de 0,14x. © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/500 s, ouverture : f/5.6 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/80 s, ouverture : f/8.0 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/100 s, ouverture : f/5.6 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL © Les Numériques / Georges Siriostis
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Points forts
Poids et encombrement très contenus.
Ouverture maximale généreuse f/2.
Bague de diaphragme manuelle.
Qualité de fabrication et design.
Niveau piqué exemplaire.
Très faibles distorsions, aberrations chromatiques.
Points faibles
Pas de grosse protection contre les intempéries.
Pas de possibilité de basculer la bague de diaphragme en continu pour la vidéo.
Pas de commande personnalisable.
Effets de bokeh limités comparés à des modèles f/1,4 ou f/1,2.
Vignettage présent à la plus grande ouverture.
Faible rapport de grossissement maximal.
Conclusion
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
Difficile de ne pas tomber sous le charme de ce Sigma 50mm F2 DG Contemporary. L'objectif est compact, léger, bien construit, beau, agréable à utiliser et performant optiquement. Bien entendu, vu son positionnement, il est impératif d'accepter quelques concessions si on le compare aux modèles de la série Art : une ouverture maximale de f/2 seulement, pas de bague de diaphragme fluide pour la vidéo, pas de bouton programmable, pas de protection renforcée contre les intempéries ni de motorisation autofocus ultra rapide. Si aucun de ces aspects n'est un deal breaker pour vous, il n'y a pas de doute à avoir.
Face à la concurrence
Le modèle en concurrence directe est probablement le Sony FE 50mm F2.5 G, une optique elle aussi très compacte, performante, moins lumineuse, mais mieux équipée que le modèle Sigma. On peut aussi citer le modèle Viltrox AF 50mm F2 Air décliné en monture E. Chez Panasonic, on trouve le Lumix S 50mm F1.8.
Sous-Notes
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Ergonomie
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Performances optiques
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En pratique

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