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Le Tamron 35-100mm F2,8 Di III VXD est un zoom transtandard avec une plage de focales originale qui offre une ouverture constante f/2,8. Véritable alternative aux traditionnels 24-70 mm (ou 28-75 mm chez Tamron), cet objectif compact et léger a été décliné en monture Sony E et Nikon Z.
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD est une optique annoncée en début d'année 2026, au moment du CP+, le salon de la photo japonais. Il s’agit d’un zoom transtandard conçu pour les hybrides et capable de couvrir le format 24x36 mm. L’objectif est proposé en deux montures distinctes : Sony E et Nikon Z.
Avec cet objectif, Tamron tente de séduire les photographes exigeants adeptes du voyage, du reportage et du portrait. Des utilisateurs qui souhaitent avoir un objectif capable de tout faire, sans compromis en matière de qualité d’image et de luminosité, pour jouer avec la profondeur de champ.
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD. © Tamron
Pour le voyage, le constructeur a réussi à concevoir un objectif relativement compact et léger d’environ 12 cm de long pour un poids de 565 g, facile à transporter et utiliser sur le terrain. De plus, il bénéficie d’une construction protégée contre les intempéries avec des joints d’étanchéité et un traitement au fluor sur la lentille frontale.
Son grand avantage est bien entendu son ouverture constante généreuse de f/2,8 qui permet, au besoin, de jouer avec de faibles profondeurs de champ et des effets de bokeh marqués. Il s’appuie sur une formule optique composée de 15 lentilles réparties en 13 groupes, avec le traitement BBAR-G2 qui réduit fortement les reflets parasites et les images fantômes, même en contre-jour.
Formule optique du Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD. © Tamron
La mise au point est confiée à la motorisation linéaire VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive), annoncée comme rapide, précise et silencieuse. La distance minimale de mise au point est de 22 cm au 35 mm et de 65 cm au 100 mm, offrant ainsi des rapports de grossissement de 0,33x et 0,17x. À noter que le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD est dépourvu de stabilisation optique !
Tarif agressif
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD (modèle A078) est décliné en monture Sony E (modèle A078S) et Nikon Z (modèle A078N). Le modèle Sony a été annoncé au prix de 899 € et le modèle Nikon au tarif de 929 €.
Ce nouvel objectif étant assez atypique, il n’y a pas de modèle similaire ou équivalent en natif chez Sony et Nikon. En face, on pourrait lui opposer le Sigma 28-105mm F2.8 DG DN Art, décliné en monture L ou Sony E et proposé autour de 1650 €. On peut aussi évoquer, toujours chez Tamron, le 35-150mm F2-2.8 Di III VXD, décliné en Sony E ou Nikon Z (1400 €), ainsi que son équivalent chez Samyang, le 35-150mm F2-2.8 FE en monture Sony (950 €).
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Ergonomie
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD est particulièrement compact et léger. Sur la balance, il faut compter 565 g (pour la version Sony) avec une longueur d’environ 12 cm (replié) pour un diamètre de 8 cm. C’est le même ordre de grandeur qu’un 28-75mm F2.8 Di III VXD G2 (540 g), et nettement plus léger qu’un 70-180mm F2.8 Di III VC VXD G2 (855 g). Cela en fait un objectif très facile à utiliser à main levée et à transporter en bandoulière. Idéal pour le voyage, donc.
Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD : compact et léger. © Les Numériques / Georges Siriostis
L’objectif, qui n’est pas à encombrement constant, bénéficie d’une construction renforcée contre l’humidité avec des joints d’étanchéité et un traitement spécial sur la lentille frontale. C’est un très bon point sur le terrain pour affronter les intempéries sans crainte.
Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD : ergonomie épurée. © Les Numériques / Georges Siriostis
Côté ergonomie, on retrouve une imposante bague de zoom agréable à manipuler avec une course modérée, ainsi qu’une bague de mise au point manuelle sans repères de butée qui actionne la motorisation autofocus pour le déplacement des lentilles. L’objectif intègre aussi un bouton personnalisable et un commutateur à trois positions programmable. Un port USB-C est positionné sur le côté, ce qui permet de connecter facilement l’optique même lorsqu’elle est installée sur un boîtier. L’application Tamron Lens Utility permet d’effectuer les mises à jour du micrologiciel et de paramétrer l’objectif en profondeur, notamment pour un usage vidéo.
Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD : protégé contre les intempéries. © Les Numériques / Georges Siriostis
Tamron fait par exemple l’impasse sur un commutateur pour basculer en mise au point manuelle et sur une bague de réglage du diaphragme. Il n’y a aucune commande relative à la stabilisation optique, l’objectif en étant dépourvu. Néanmoins, l’optique étant paramétrable, on peut assigner le bouton au passage en mise au point manuelle ou la bague à la gestion du diaphragme.
Pour le reste, l’objectif est sobre et élégant. La qualité de construction est au rendez-vous.
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Performances optiques
Nous avons naturellement passé ce Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD au laboratoire et l’avons testé avec un Sony A7R IV équipé d’un capteur plein format de 61 mégapixels, capable de délivrer des images de 9504 x 6336 pixels. Nos tests ont été réalisés en jpeg, qualité Extra Fine, avec les corrections optiques (Comp. de l’objectif) en mode Auto. Sony intègre des corrections numériques pour le vignettage, les aberrations chromatiques et la distorsion.
Notre scène-test et les zones d’intérêt présentées sur les planches à 100 % (échantillons de 250 x 250 pixels) pour comparaison : Sony A7R IV, 24 x 36mm, 61 mégapixels. © Les Numériques / Georges Siriostis
Nos mesures ont été réalisées avec le logiciel d’analyse de qualité d’image français DxOMark Analyzer et une mire à points. Elles sont complétées par une approche visuelle réalisée sur notre traditionnelle scène-test.
Piqué : niveau, homogénéité et comportement
La notion de piqué est délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la “sensation de netteté” ou à la “précision” observée sur une image. Elle peut varier sensiblement d'un objectif à l'autre selon la focale et l'ouverture, mais aussi entre le centre et les bords de l’image.
Mire de mesure à points : en vert le centre ; en orange les deux tiers de l’image ; et en bleu les bords pour l’analyse BxU avec DxOMark Analyzer. © Les Numériques / Georges Siriostis
On étudie le comportement du piqué de l’objectif en s’appuyant sur la mesure du flou dans différentes zones de l’image (le centre, les deux tiers et les coins) à différentes focales (dans le cas d’un zoom) et en faisant varier l’ouverture. La mesure du BxU (Blur Units) est dérivée d’une mesure MTF basse fréquence qui correspond bien à la perception des détails par l’œil humain.
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Plus la valeur de BxU s’approche de 0, plus la sensation de netteté est élevée. Le flou commence à être perceptible à partir de -1,5, visible à partir de -2,5 et fort à partir de -3,5. Un dégradé de couleurs permet d’appréhender facilement le piqué de l'objectif selon les configurations.
Les performances optiques en matière de piqué sont excellentes sur le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD. Le piqué est très élevé et déjà à son maximum dès la plus grande ouverture f/2,8, et ce à toutes les focales. L'objectif démontre un comportement général très cohérent avec un piqué constant dès la plus grande ouverture au centre et aux deux tiers de l'image jusqu'à f/16. Au-delà, la diffraction fait son apparition. L'homogénéité est excellente malgré un léger décalage à f/2,8 au 35 mm. C'est au 100 mm que l'objectif semble afficher ses moins bonnes performances, mais cela reste très relatif compte tenu du niveau de qualité général.
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Distorsion et aberrations chromatiques
Pour ce qui est de la distorsion, elle est assez bien maîtrisée sur ce zoom. De plus, Sony déploie des corrections numériques directement au niveau du boîtier. Ces dernières sont cependant potentiellement moins poussées et précises sur un objectif Tamron que sur une optique native Sony.
Nos mesures indiquent un niveau de distorsion perceptible au 35 mm avec 0,23 %, mais négligeable au-delà avec 0,04 % au 70 mm et au 100 mm.
Concernant les aberrations chromatiques, elles aussi corrigées numériquement au niveau du boîtier, le constat est identique. Elles s'avèrent négligeables et imperceptibles, mesurées autour de 0,02 %.
En pratique
Un zoom transtandard original
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD est un zoom original. On parle d’un modèle transtandard qui englobe la focale de 50 mm. Ce modèle voit plus loin et moins large qu’un traditionnel 24-70 mm, et cadre moins large qu’un classique 24-105 mm. Le 35-100 mm offre ainsi une plage de focales particulièrement polyvalente, adaptée à la pratique du reportage et du portrait. Il intègre des focales clés comme le 35 mm, le 50 mm, le 85 mm et le 100 mm.
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Cet objectif est proposé dans plusieurs montures : Sony E et Nikon Z. Si l’on décide de l’utiliser avec un boîtier équipé d’un capteur au format APS-C, il se transforme en un équivalent 52,5-150 mm en tenant compte du coefficient de conversion de 1,5x.
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/100 s, ouverture : f/8.0 Sensibilité400 ISO Focale, décalage expo1000/10 mm, 0/10 IL Capturé avec le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD et un Sony A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
Ouverture constante f/2,8
La particularité de cet objectif réside dans son ouverture constante lumineuse de f/2,8. Celle-ci lui assure polyvalence et créativité, avec des effets de bokeh marqués, surtout aux longues focales :
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Elle permet de conserver les mêmes paramètres d’exposition quelle que soit la focale retenue, tandis que sa généreuse luminosité apporte une excellente souplesse lorsque la lumière faiblit, de nuit comme en intérieur.
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Une ouverture de f/2,8 permet de jouer facilement avec la profondeur de champ et le bokeh, en particulier sur les focales les plus longues.
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On connaît les 24-70 mm f/2,8 constants et les 24-105 mm f/4 constants. Depuis peu, on voit aussi apparaître des 24-105 mm f/2,8 constants : il existe un modèle chez Canon avec le RF 24-105mm F2.8 L IS USM Z et un autre chez Sigma avec le 28-105mm F2.8 DG DN Art. Sony propose même un FE 28-70mm F2 GM, tout comme Canon avec son RF 28-70mm F2 L USM.
Ici, Tamron fait le choix du compromis sur les focales les plus larges pour contenir le poids et l’encombrement de l’objectif, souvent très imposants sur les 24-105 mm ou 28-105 mm f/2,8 constants. Et grâce à son ouverture constante f/2,8, il offre plus de polyvalence qu’un 24-105 mm f/4.
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/1250 s, ouverture : f/2.8 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo1000/10 mm, 0/10 IL Fait avec le Tamron 35-100mm f/2,8 Di III VXD et un Sony A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
Vignettage visible à pleine ouverture
Du côté du vignettage — un phénomène corrigé numériquement par le boîtier —, il reste visible à toutes les focales, principalement aux plus grandes ouvertures. Au 35 mm, il se fait oublier à partir de f/8 ; au 70 mm et au 100 mm, il disparaît à partir de f/5,6. Quoi qu’il en soit, ce défaut se corrige facilement en postproduction. Pour certains usages créatifs, il peut aussi être considéré comme un atout permettant de “refermer” l’image et de diriger le regard vers le centre de la composition.
Stabilisation optique et mise au point
L’objectif est dépourvu de stabilisation optique. Il faudra donc s’appuyer sur la stabilisation mécanique du capteur de votre boîtier, ainsi que sur la grande ouverture de f/2,8 pour réduire sereinement le temps de pose à main levée. C’est un choix audacieux de Tamron, qui souhaite probablement contenir le poids et le prix de son optique, mais discutable à l’usage quand on sait que tous les 24-70 mm f/2,8 ou équivalents intègrent une stabilisation optique.
Pour ce qui est de l’autofocus, le constructeur intègre sa motorisation linéaire VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive). C’est ce que Tamron fait de mieux en la matière, avec des performances à la hauteur des exigences des boîtiers modernes. Le système se montre très rapide, -précis et particulièrement silencieux. De plus, cette motorisation s’avère très efficace en vidéo.
Comme à son habitude, Tamron a aussi fait des efforts sur les distances minimales de mise au point, donc sur les possibilités en photo rapprochée. Au 35 mm, on peut descendre à 22 cm avec un rapport de grossissement de 0,3x, et au 100 mm à 65 cm avec un grossissement de 0,17x.
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/40 s, ouverture : f/2.8 Sensibilité400 ISO Focale, décalage expo350/10 mm, 0/10 IL Photo prise au 35 mm à 22 cm avec le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD. © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/320 s, ouverture : f/8.0 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo500/10 mm, 0/10 IL Capturé avec le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD et un Sony A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/100 s, ouverture : f/11.0 Sensibilité160 ISO Focale, décalage expo1000/10 mm, 0/10 IL Capturé avec le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD et un Sony A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/100 s, ouverture : f/8.0 Sensibilité400 ISO Focale, décalage expo1000/10 mm, 0/10 IL Capturé avec le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD et un Sony A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
Afficher l'EXIF MarqueSONY ModèleILCE-7RM4 Vitesse1/400 s, ouverture : f/8.0 Sensibilité100 ISO Focale, décalage expo1000/10 mm, 0/10 IL Capturé avec le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD et un Sony A7R IV. © Les Numériques / Georges Siriostis
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Points forts
Ouverture constante f/2,8.
Poids et encombrement très contenus.
Possibilité de personnaliser l'objectif avec Tamron Lens Utility.
Design, qualité de fabrication, protection contre les intempéries.
Très faibles distorsions et aberrations chromatiques.
Faibles distances minimales de mise au point.
Motorisation autofocus efficace et silencieuse.
Points faibles
Position grand-angle trop limitée avec le 35 mm.
Pas de stabilisation optique.
Pas de bague de diaphragme, pas d'interrupteur AF.
Vignettage présent aux plus grandes ouvertures.
Tamron 35-100mm F/2.8 Di III VXD (A078S) : Notre avis complet
Note de la rédaction
Comment fonctionne la notation ?
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD est un objectif original conçu pour le voyage. Il offre une plage de focales relativement polyvalente, tournée de la pratique du reportage à celle du portrait. Sa position grand-angle limitée à 35 mm réduit toutefois son intérêt en paysage. En revanche, sa généreuse ouverture constante f/2,8 est un avantage de taille pour jouer avec les effets de bokeh. L’objectif est particulièrement compact et léger, protégé contre les intempéries et offre de très bonnes performances optiques. Il est dépourvu néanmoins de stabilisation optique, ce qui peut poser problème à fond de zoom à main levée en faible luminosité (même en s’appuyant sur le capteur stabilisé du boîtier). En tenant compte de tous ces paramètres, cet objectif s’envisage comme un compromis entre deux optiques (28-75 mm et 70-180 mm) tout en restreignant la plage focale et en se passant de la stabilisation optique. Pourquoi pas !
Face à la concurrence
Le Tamron 35-100mm F2.8 Di III VXD est pour ainsi dire seul au monde ! En “alternative”, on peut envisager le Sigma 28-105mm F2.8 DG DN Art (plus polyvalent en grand-angle, mais plus imposant et cher), le Tamron 35-150mm F2-2.8 Di III VXD (encore plus polyvalent et volumineux) et son équivalent chez Samyang, le 35-150mm F2-2.8 FE.
Sous-Notes
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Ergonomie
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Performances optiques
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En pratique

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