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Les Franciliens ont réalisé le tour de force d’aller s’imposer chez les Palois en barrage (31-33). Confirmant leur métamorphose à l’approche du sprint final.
Passer la publicité Passer la publicitéLe métier a fini par parler. La Section Paloise, qui disputait samedi son premier match de phase finale en Top 14 (le premier en 26 ans dans le championnat de France), a plié face au Racing 92 (31-33), qui retrouvait le goût des matches éliminatoires après avoir raté le banquet final l’an dernier, pour la première fois depuis son retour dans l’élite en 2009-2010. Les Palois ont concédé leur première défaite de la saison au pire moment, pour le premier match qui comptait vraiment. «La mission était de faire un truc que personne n’avait jamais fait cette saison», a salué le manager francilien Patrice Collazo.
Maîtrise et puissance. Les Ciel et Blanc ont fait parler leur densité physique, notamment en début de second acte avec un cinglant 17-0 infligé en huit minutes à des Béarnais complètement submergés. Avec un Vinaya Habosi tranchant sur tous les impacts et deux essais assassins : un essai de Gaël Fickou dans le sillage d’un pack dominateur puis une percée de Demba Bamba conclue par Léo Carbonneau, auteur d’un doublé décisif. «Je suis content pour les mecs. C’est un groupe avec des extrêmes mais quand ils sont comme ça, qu’ils se connectent entre eux et qu’ils savent qu’ils appartiennent à quelque chose d’important, ils sont difficilement jouables», apprécie Patrice Collazo.
Malgré une fin de match héroïque des Palois, revenus à deux points après les essais de Beka Gorgadze et Lucas Rey dans une ambiance incandescente au Hameau, les Franciliens ont su résister à la pression et faire parler leur expérience des matches couperets : ils ont signé, ce samedi, leur quatrième succès à l’extérieur en barrage depuis leur instauration (Stade Toulousain 2014, Montpellier 2017, Stade Français 2023).
Surtout, le Racing 92 - après une saison chaotique - a confirmé sa montée en puissance dans le sprint final, signant une sixième victoire lors de ses sept derniers matches. Avec, en point d’orgue, un succès retentissant à Clermont qui avait marqué les esprits. «Cela fait un moment qu’on est en mode phases finales. Le Racing, historiquement, s’est toujours qualifié sauf l’année dernière, mais le groupe en lui-même avec 15 nouveaux joueurs n’a pas de vécu, souligne le manager altoséquanais. Je suis admiratif de la saison des Palois mais admiratif aussi de la perf que l’on a su faire. Le match contre Clermont nous avait mis en condition. Il n’y a pas de place pour ceux qui rêvent, le haut niveau, il faut être pragmatique et lucide.»
Toulouse c’est la grande classe. Tout le monde ira chez le coiffeur dans la semaine, mettra un beau costume et on essaiera de bien représenter le Racing
Patrice CollazoPlace donc au dernier carré du Top 14. À Marseille, face à l’ogre toulousain, en quête d’un quatrième sacre d’affilée et qui a eu plusieurs semaines pour se préparer pour ce match éliminatoire. Patrice Collazo en sourit : «Le Vélodrome, c’est la classe, Toulouse c’est la grande classe. Tout le monde ira chez le coiffeur dans la semaine, mettra un beau costume et on essaiera de bien représenter le Racing.»
Pour faire mentir les statistiques : depuis son retour dans l’élite, le club des Hauts-de-Seine va disputer sa huitième demi-finale de Top 14. Pour l’instant, il n’en a remporté qu’une, c’était en 2016 contre Clermont à Rennes après prolongation (34-33 ap), l’année du dernier titre francilien, le seul de l’ère moderne. Des Ciel et Blanc qui devront se méfier : ils ont déjà perdu deux fois face au Stade Toulousain, à ce stade de la compétition (2019, 2023).

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