« Un coup de foudre ». Invité du journal de 13 heures de Julian Bugier sur France ce mercredi 18 mars, l’acteur Jean Dujardin a une nouvelle fois rendu hommage à son complice des « Nous Ç Nous », Bruno Salomone, mort ce dimanche à l’âge de 55 ans.
Présent à l’occasion de la sortie du film « Les rayons et les ombres » dans les salles obscures, l’acteur oscarisé a évoqué son ami en fin d’interview, les yeux embués par l’émotion : « Avec Bruno, ça a été une rencontre en 1995, un coup de foudre amical, artistique, immédiat. C’est comme si on s’était reconnus », a-t-il immédiatement réagi.
« Je suis très ému de tous ces retours autour de lui »
« J’ai vu son sketch génial sur le cochon d’Inde, il a vu Brice de Nice, on s’est reniflés, on s’est aimés immédiatement. On a ri beaucoup, on a tourné énormément de sketchs », a-t-il poursuivi. « J’ai le souvenir d’un homme très soucieux des autres, d’une grande profondeur, qui vous sondait quand vous mangiez avec lui, qui avait besoin d’avoir des preuves d’amitié ».
« Je suis très ému de tous ces retours autour de lui. (…). Beau, lumineux, talentueux, Bruno avait beaucoup de choses pour lui et je pense aussi à sa femme qui a été incroyable », a tenu à conclure l’acteur. Comme l’a indiqué lundi sur France 5 Guillaume de Tonquédec, son partenaire de jeu dans « Fais pas ci, fais pas ça », Bruno Salomone avait récemment épousé Audrey, celle qui partageait sa vie, alors qu’il se trouvait à l’hôpital.
« Marlon Brando avec la gueule de Jim Carrey »
Dans l’émission « La Bande originale » ce mardi sur France Inter, l’ancienne star de « Un gars, une fille » avait également tenu à évoquer la mémoire de son ami, qui a été « admirable jusqu’au bout » et « ne s’est jamais plaint » de sa maladie. « Quand j’ai vu ce mec sur scène, j’ai vu la drôlerie de cet homme, la beauté de cet homme, je me suis dit : C’est Marlon Brando avec la gueule de Jim Carrey »
« Et puis derrière, un très bel homme et une très belle âme, parce que très soucieux des autres, très curieux des autres. Il vous perçait toujours à jour. Quand vous mangiez avec lui à chaque fois, il essayait de savoir, il bousculait votre pudeur. C’était très important pour lui qu’on se signifie qu’on s’aime. Parfois il m’engueulait en me disant : Tu ne me dis jamais que tu m’aimes. Et je lui disais : Je suis pudique, je ne sais pas le dire, et puis tu vois bien, on bosse ensemble depuis des années, mais tu sais que je t’aime », a détaillé l’acteur de « OSS 117 ».
« J’ai eu le temps de lui dire que je l’aimais », a lâché finalement Jean Dujardin au micro de Nagui, la voix étranglée par l’émotion. « C’est mon grand coup de foudre », a-t-il ajouté, alors qu’une bande dessinée écrite par Bruno Salomone devrait prochainement voir le jour, illustrée par son cousin.




