"Un vrai challenge" : Joy Esther (Tout pour la lumière) de retour sur scène après 20 ans, elle se confie sur ses craintes

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Vingt ans après avoir incarné Juliette Capulet dans Roméo et Juliette, de la haune à l'amour, Joy Esther s'apprête à remonter sur les planches parisiennes. À l'affiche de la comédie musicale inédite Paris is Magique, la comédienne s'est confiée à notre micro sur ce retour tant attendu.

Joy Esther retourne à ses premiers amours ! À 19 ans, l'artiste était la tête d'affiche de la comédie musicale Belles belles belles, jouée à l'Olympia durant deux mois aux côtés d'Aurélie Konaté et Liza Pastor. Puis, elle reprend en 2006 le rôle de Juliette Capulet dans Roméo et Juliette, de la haine à l'amour de Gérard Presgurvic. Elle participe également à la tournée asiatique pendant 200 dates.

Vingt ans après, Joy Esther sera, à partir du 23 juin 2026, sur la scène du Théâtre La Gaîté Rive Gauche dans Paris is Magique. Un an après la diffusion de Tout pour la lumière et son arrêt, elle nous présente ce show.

Joy Esther remonte sur scène !

Télé-Loisirs : Comment avez-vous rejoint l’aventure Paris is Magique ?
Joy Esther :
J’avais déjà travaillé avec Sacha Giudasco sur La Moustache ( (le coauteur de Gad Elmaleh, Kev Adams ou encore Ahmed Sylla, ndlr), qu’il avait écrite pour le théâtre. Il m’a appelée en me disant qu’il y avait un rôle pour moi, et j’ai sauté sur l’occasion.

Déjà parce que c’est une comédie musicale, mais surtout parce qu’il s’agit d’une création française. Aujourd’hui, beaucoup de spectacles sont des adaptations, alors que là, c’est une œuvre originale. Je trouve ça vraiment très chouette. Quand j’ai lu le livret, j’ai tout de suite été emballée.

De quoi parle le spectacle ?
La comédie musicale s’inspire du syndrome de Paris, qui existe réellement. C’est un phénomène qui touche certains touristes, notamment les japonaises, lorsqu’elles arrivent à Paris. Elles imaginent une ville magique, romantique, comme dans les films, et découvrent une réalité parfois plus brutale : une ville qui va vite, du stress, des serveurs pas toujours agréables, parfois de la saleté…

L’histoire suit justement une touriste japonaise qui découvre un Paris qu’on ne voit pas forcément dans Emily in Paris. C’est très drôle et le spectacle va vraiment loin dans l’humour. J’aime aussi l’idée de traiter d’un sujet encore peu connu du grand public.

La musique occupe une place importante dans le spectacle ?
Oui, complètement. Il y a douze chansons composées et écrites par Dominique Mattei, alias Doumé qui a notamment travaillé sur Robin des Bois et d’autres comédies musicales. Les chansons sont vraiment géniales. On est sur une véritable comédie musicale à l’américaine : ça joue, ça chante et ça danse. Nous sommes sept sur scène. D’ailleurs, ce projet m’a permis de me remettre sérieusement à la danse.

Au départ, je pensais qu’il y en aurait peu, mais finalement, ça danse énormément ! C’est un vrai challenge pour moi parce que cela faisait très longtemps que je n’avais pas dansé de cette manière sur scène. Mais c’est justement ce qui rend ce projet si excitant.

Un rôle de "peste" pour Joy Esther

Quel personnage incarnez-vous ?
Je joue Juliette, une chirurgienne esthétique secrètement amoureuse de son meilleur ami. Lui vit au Japon depuis dix ans et revient à Paris avec sa compagne japonaise pour lui faire rencontrer sa famille. Juliette fait partie de son entourage et devient un peu la peste du spectacle. Elle va tout faire pour les séparer et leur faire découvrir le Paris le plus catastrophique possible.

Elle les emmène dans des endroits improbables et c’est ce qui crée beaucoup de situations très drôles. Même si l’on découvre au fil de l’histoire qu’elle a finalement un bon fond, elle reste quand même la méchante pendant une grande partie du spectacle. Et ça, c’est extrêmement jouissif à jouer.

Que peut-on dire de la scénographie ?
Il y a un énorme travail autour des écrans et des projections. Grâce à eux, on traverse différents visages de Paris : le métro, le Sacré-Cœur, les hôtels de luxe, les cafés avec des serveurs pas toujours très accueillants… On voit vraiment toutes les facettes de la capitale, du Paris de carte postale jusqu’à ses aspects plus bruts, avec même les rats dans les rues.

Il y a également énormément d’accessoires sur scène, ce qui rend l’univers très vivant.

Vous avez rejoint le projet assez récemment…
Oui, il y a environ un mois et demi. L’équipe a organisé des auditions pendant deux jours pour tous les rôles, puis Sacha m’a directement proposé celui-ci. Cela faisait longtemps que j’avais envie de revenir sur scène, mais uniquement pour un projet qui m’emballait vraiment.

J’avais refusé plusieurs comédies musicales ces dernières années parce que je ne les sentais pas forcément. Là, le fait qu’il s’agisse d’une création originale m’a immédiatement séduite. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose de particulier avec cette pièce.

©Capture
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