« Une expérience humiliante » : une athlète paralympique dépose plainte contre KLM après s’être vu refuser un fauteuil

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Pas sûr qu’elle reprenne KLM dans les prochains mois. Le 26 mai dernier, l’athlète paralympique Hannah Babalola a vécu une désagréable mésaventure à bord d’un avion de la compagnie aérienne néerlandaise. Alors qu’elle rentrait chez elle à Chicago, via un premier vol pour Amsterdam, après avoir disputé une compétition au Cap (Afrique du Sud), la double paralympienne s’est vue refuser le prêt d’un fauteuil de couloir, plus étroit que son fauteuil habituel, pour se déplacer au sein de la cabine.

La scène a eu lieu au moment de son entrée dans l’avion. Emmenée jusqu’à la porte d’embarquement dans une chaise roulante, Babalola a demandé à pouvoir bénéficier de ce fauteuil de couloir. Selon les membres de l’équipage, il était trop dangereux de lui procurer un tel fauteuil en cas de turbulences, alors que l’athlète en avait obtenu un lors du vol aller. Elle a donc été invitée à quitter l’avion mais a refusé d’être débarquée, devant rentrer à Chicago pour se « rendre au travail ».

« Une situation qui a dû vous sembler profondément bouleversante »

Résignée, Hannah Babalola est montée à bord, sans fauteuil. « Je me suis sentie obligée de m’abstenir de manger ou de boire pendant toute la durée du vol car je craignais d’avoir besoin d’aller aux toilettes et de ne pas pouvoir y accéder. J’ai passé une grande partie du vol à essayer de contrôler mes émotions et je me suis mise à pleurer à cause de la façon dont j’avais été traitée. Cette expérience a été humiliante et dégradante », explique-t-elle au Guardian.

La paralympienne a également transmis au média britannique l’enregistrement de son échange avec le personnel de bord, qui avait appelé la sécurité au Cap, puis la police à Amsterdam. Ceux-ci ont toutefois refusé d’intervenir.

Une plainte a été déposée contre la compagnie KLM, qui a réagi via son service client et présenté ses excuses. « Votre récit décrit une situation qui a dû vous sembler profondément bouleversante et déstabilisante, surtout lorsque l’on voyage avec des besoins en matière d’accessibilité et que l’on s’attend simplement à une assistance appropriée et à un traitement respectueux, écrit-il. Un examen complet des circonstances devrait désormais être mené par les équipes compétentes. »

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