SUCCESSIONS ET HÉRITAGES (5/5) - Loin d’être cantonnée à des enjeux locaux, l’histoire des municipales est jalonnée de transitions entre maires installés et leurs dauphins, et parfois d’épisodes où de jeunes loups s’imposent à la surprise générale. Si la succession havraise entre Rufenacht et Philippe se déroule sans anicroche, leur lien change de nature lorsque le juppéiste devient premier ministre.
Soupir de soulagement. Lorsqu’il se dirige, peu après 20 heures, ce 15 mars, vers le pupitre depuis lequel il s’apprête à faire une déclaration, Édouard Philippe sait qu’il est en passe de réussir son double pari. Au Havre, où son score de près de 44 % au premier tour des municipales face au communiste Jean-Paul Lecoq (33 %), le place en position de force pour le second tour. Et à l’échelle nationale, en vue de 2027, lui qui a conditionné sa candidature à l’élection présidentielle à sa réélection à la tête de la cité normande. Un résultat rassurant, alors qu’un sondage inquiétant publié quelques jours plus tôt, le donnait en mauvaise posture pour le second tour.
Aux manettes de la ville portuaire depuis près de seize ans, l’ancien premier ministre s’enorgueillit devant les caméras de voir ses administrés souhaiter «poursuivre la transformation» du Havre, une transformation d’autant plus «impressionnante», insiste-t-il, qu’elle prolonge celle «engagée» par son prédécesseur, Antoine Rufenacht

il y a 23 hour
3


