Victor Hugo, un saint ? Quand l’écrivain devint la figure spirituelle des « caodaïstes » vietnamiens

il y a 9 hour 1

Parmi les saints de son panthéon, outre Jésus, Mahomet ou encore Lénine, Victor Hugo occupe une place de choix sur une fresque à l’entrée du temple.

Parmi les saints de son panthéon, outre Jésus, Mahomet ou encore Lénine, Victor Hugo occupe une place de choix sur une fresque à l’entrée du temple. Martin Norris Travel Photography

RÉCIT - Victor Hugo est vénéré de par le monde comme littérateur de génie, mais aussi comme figure spirituelle: au Vietnam, il fait l’objet d’un culte dans le temple caodaïste de Tây Ninh.

Cet article est extrait du Figaro Hors-Série Hugo, la fureur de vivre. Un numéro exceptionnel pour tout savoir sur le grand génie français de la littérature. Actuellement disponible en kiosque ou sur Le Figaro Store.


«Hugo, la fureur de vivre». Le Figaro hors-série

De Hô Chi Minh-Ville, un bus mène en deux heures à la cathédrale de Tây Ninh. De grands jardins, une volée de marches, un immense bâtiment colonial long de 107 mètres qui tient de la pagode et de l’église romane. L’équivalent de Saint-Pierre de Rome pour les adeptes du caodaïsme, religion syncrétiste inventée lors des Années folles dans ce qui s’appelait alors la Cochinchine, au sud de l’Indochine française. En entrant tout de suite à droite, vous tombez sur une peinture murale représentant trois personnages auréolés qui rédigent un texte chacun dans sa langue. Nguyêt Binh Khiêm, poète el astrologue, sorte de Nostradamus vietnamien, Sun Yat-sen, qui renversa les empereurs Qing et fut le premier président chinois, et... Victor Hugo, alias Duc Nguyêt Tâm Chon Nhon. En habit d’académicien…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 74% à découvrir.

Le Figaro

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ? Connectez-vous

Lire l’article en entier