« Zero titoli » : le maire socialiste de Saint-Ouen cite José Mourinho pour critiquer les résultats de LFI aux élections municipales

il y a 1 hour 1

José Mourinho est un personnage. Et comme pour tout personnage, ses expressions sont indémodables. Alors entraîneur de l’Inter Milan, en 2009, le technicien portugais prend le risque, en plein milieu de la saison, de chambrer les supporters des clubs rivaux des nerazzurri, l’AC Milan et l’AS Roma. « La Roma, qui a de grands joueurs, finira la saison zero titoli (zéro titre, NDLR). Milan, zero titoli », lance le coach de Benfica en conférence de presse début mars.

Logo elections municipales 2026

Un pari largement réussi puisque trois mois plus tard, à la fin de l’exercice 2008-2009, le bilan donne raison à José Mourinho. L’AS Roma et l’AC Milan ne gagnent pas le moindre trophée, tandis que l’Inter Milan s’offre le championnat et la Supercoupe d’Italie.

Utilisée à tort et à travers, l’expression « zero tituli » est depuis rentrée dans les mœurs en Italie. Mais pas seulement : ce mardi les deux mots sont sortis de la bouche… de Karim Bouamrane, plus de 15 ans plus tard. Invité à réagir aux résultats des élections municipales 2026 sur le plateau de BFMTV, le maire socialiste de Saint-Ouen, réélu avec 56,44 % des voix, a fait parler sa culture footballistique au moment de tacler La France Insoumise (LFI).

« Comme dirait José Mourinho »

« Zéro, zero titoli comme dirait José Mourinho. À Roubaix, David Guiraud a gagné. Aly Diouara a gagné à La Courneuve. Bally Bagayoko a gagné à Saint-Denis. À Vaulx-en-Velin, Abdelkader Lahmar a gagné. Il n’y a rien à dire. Mais ce n’est pas LFI qui les a faits, LFI a été un accélérateur de particules. À Saint-Denis, M. Bagayoko, ça fait depuis 20-25 ans qu’il milite. Il n’a pas attendu LFI, comme M. Diouara. Comme moi, je n’ai pas attendu le PS pour gagner Saint-Ouen », a-t-il analysé.

José Mourinho, lui, ne s’est jamais officiellement engagé en politique bien qu’il ait été un soutien public de l’ancien président de la république portugaise Marcelo Rebelo de Sousa, lors de son élection en 2016. Ce dernier était à l’époque soutenu par le parti social-démocrate (PSD) et le Parti populaire (CDS).

Lire l’article en entier