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A la Une de la presse, ce mardi 28 juillet, la décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale, qu’il accuse d’appliquer une justice «à géométrie variable». Un claquement de porte diplomatique américain. La contestation grandissante du régime en Tunisie. Et le retour de «Zizou» à la tête des Bleus.
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A la Une de la presse, ce matin, la décision du Tchad de se retirer de la Cour pénale internationale, qu’il accuse d’appliquer une justice «à géométrie variable».
Un mois après le Niger, le Mali et le Burkina Faso, le Tchad annonce à son tour quitter la CPI, au motif qu’elle serait l’objet d’une «instrumentalisation politique» ciblant seulement les pays africains. Nos confrères de RFI indiquent déjà que d’autres retraits africains sont attendus, en rappelant que N’Djamena était, jusque-là, une des capitales coopérant le plus avec La Haye dans l’enquête sur le conflit au Darfour, la grande région de l’ouest soudanais. Et ils évoquent «l’ombre des Etats-Unis» qui ont incité, la semaine dernière, le gouvernement tchadien à «reconsidérer» son adhésion à la CPI, que Washington veut démanteler. Le Monde précise toutefois que le retrait de N’Djamena ne prendra effet que dans un an et qu’il «n’affectera pas la poursuite des enquêtes déjà lancées» sur «le rôle trouble» du Tchad dans les nouvelles atrocités commises au Darfour depuis le début de la guerre, en 2023, entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide. Les FSR, appuyées par les Emirats arabes unis, qui sont devenus aussi «un soutien financier indéfectible du président tchadien Mahamat Idriss Déby».
En guerre contre la CPI, les Etats-Unis ont aussi claqué la porte, hier, d’une réunion du conseil de sécurité de l’ONU pour protester contre la France. La Croix rapporte que la délégation américaine dénonce «la posture hypocrite lassante» de la France, accusée d’avoir comparé les États-Unis à la Corée du Nord et à la Russie De quoi s’agit-il exactement? Du vote, vendredi dernier, des États-Unis, contre le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, en compagnie notamment de la Corée du Nord et de la Russie. Ce à quoi la France a réagi en déclarant que «les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains (mais que) ce n’est plus le cas».
Dans la presse, également, les manifestations du week-end dernier en Tunisie contre le recul des droits et des libertés et la détérioration des conditions de vie. D’après Mediapart, la crise provoquée par les importantes coupures d’électricité liées à la canicule marque «un tournant dans la dérive autoritaire» engagée le 25 juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed avait décrété l’état d’exception, suspendu le Parlement et limogé son gouvernement. Le site évoque «une atmosphère rappelant la période avant la chute de Ben Ali» et des «motifs de colère» qui n’ont pas manqué, ces derniers mois, de la mauvaise gestion des inondations en janvier dernier à la déroute du Mondial de foot. Dans un article publié samedi, des opposants en exil ont raconté à Libération comment Kaïs Saïed a «refermé la parenthèse ouverte par la révolution de 2011», en faisant taire toute voix dissidente, dont celle de la militante antiraciste Ghofrane Binous, aujourd’hui exilée à Paris.
Un mot, pour terminer, de l’arrivée annoncée de Zinedine Zidane à la tête des Bleus. Ce n’est pas le Messie mais presque: «Il revient», annonce religieusement L’Equipe, dont la Une, ce matin, va rappeler des souvenirs à ses fidèles lecteurs, celle de sa Une du 4 août 2005 titrée elle aussi «Il revient»: Zizou faisait son retour en équipe de France, un an après avoir annoncé sa retraite internationale et un an avant le Mondial 2006 - le funeste Mondial de la finale face à l’Italie, et du coup de tête à Materazzi. 20 ans plus tard, Zinedine Zidane sélectionneur, pour Le Figaro, c’est «une évidence». Visiblement, tout est pardonné. France Info s’interroge: «Après cinq ans sans entraîner, y a-t-il de quoi s’inquiéter?». Pendant cinq ans, l’ancien capitaine des Bleus a fait des apparitions pour des sponsors ou des associations et s'est ressourcé en famille. Espérons que le foot soit comme le vélo, que «ça ne s’oublie pas».
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