
PORTRAIT - En renversant dès le premier tour le sortant socialiste dans cette ville de Seine-Saint-Denis, le nouvel édile LFI entend faire de la cité des rois la «capitale de l’Insoumission».
Jean-Luc Mélenchon n’aurait pu rêver mieux. Sa «Nouvelle France» a trouvé une vitrine idéale dans la cité des rois, tombée dans l’escarcelle Insoumise dès le premier tour des municipales dimanche soir. «La ville des rois morts, mais du peuple vivant», aime à dire son nouveau maire, Bally Bagoyoko, élu avec 50,77% des voix. Car en s’emparant de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), il n’a pas seulement offert à LFI sa première ville de plus de 100.000 habitants, avant la conquête attendue de Roubaix (Nord) et peut-être de Toulouse (Haute-Garonne) dimanche prochain. À 52 ans, ce cadre de la RATP, allié aux communistes, veut aussi donner un visage au concept mélenchoniste de «Nouvelle France», née de ce que le leader Insoumis appelle «le grand remplacement» d’une génération par une autre. Celle des «enfants de la République» et des «héritiers de l’immigration», a précisé ce mardi Bally Bagayoko sur le plateau de BFMTV.
Mais l’ancien joueur de basket, né de parents maliens, ne se reconnaît pas forcément…

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