RÉCIT - La Justice a relaxé de nouveau de ce chef d’accusation les deux frères qui avaient scié l’arbre commémoratif.
« Abattre l’arbre rendant hommage à Ilan Halimi, c’est chercher à le tuer une deuxième fois », avait asséné le président Emmanuel Macron en août dernier. Mais combien de fois ce jeune Juif de 23 ans, torturé à mort en 2006, a-t-il donc été massacré, alors que tant d’arbres plantés à sa mémoire ont été sciés ou mutilés ? Ce mercredi, c’est une décision de justice qui suscite à nouveau l’émotion : après le tribunal de Bobigny en octobre, la cour d’appel de Paris a elle aussi écarté le caractère antisémite de l’abattage de l’olivier d’Ilan Halimi dans un parc de Seine-Saint-Denis.
Comme en première instance, la cour d’appel a relaxé Brahim et Ismaël K. du fait de violation d’un monument dédié à la mémoire des morts commise en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion. Elle a ainsi repris l’argumentaire des juges de Bobigny, qui s’étaient appuyés sur le profil de ces jumeaux : Tunisiens sans papiers, illettrés, en errance, ils n’auraient pas pu connaître une affaire…

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