Actualité : Finalement, le chef IA de Microsoft ne pense pas que l'intelligence artificielle va totalement remplacer votre emploi

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Publié le 10/06/26 à 11h21

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Bonne nouvelle, votre emploi est finalement à l'abri de l'IA. Enfin, au moins partiellement. Et selon Mustafa Suleyman, le chef de l'IA de Microsoft.

Finalement, le chef IA de Microsoft ne pense pas que l'intelligence artificielle va totalement remplacer votre emploi

© PJ McDonnell/Shutterstock - Le chef de l'IA de Microsoft met un peu d'eau dans son vin.

En février dernier, Mustafa Suleyman, en charge de l'intelligence artificielle chez Microsoft depuis mars 2024, déclarait que "Le travail de cols blancs, quiconque est assis derrière un bureau, qu'il soit avocat, comptable, chef de projet ou marketeur, la plupart de ces tâches seront entièrement automatisées par l'IA dans les 12 à 18 prochains mois.” Une affirmation un brin alarmiste qui l'a obligé en ce mois de juin 2026 à partiellement y revenir chez The Verge.

De la différence entre tâches et emplois

À l'instar d'autres pontes de l'IA qui tentent dernièrement de rassurer sur la technologie, l'homme essaye d'apporter un peu de nuance. Il précise ainsi faire une "distinction très importante" entre "tâches" et "emplois". Pour lui, l'IA permettra d'automatiser et d'accélérer des parties d'un travail sans pour autant remplacer totalement ce dernier.

Cela signifie simplement que le travail peut être effectué plus rapidement et plus efficacement ; or, aujourd’hui, il s’agit souvent d’une tâche assez routinière, très manuelle, qui demande beaucoup d’efforts et prend beaucoup de temps. L’évolution naturelle de la technologie consiste donc à vous faciliter la vie, à vous faire gagner du temps et à réduire les obstacles pour plus de fluidité.

D'après Suleyman, cette délégation à l'IA devrait donc permettre de rendre le travail plus agréable, mais aussi d'en faire toujours plus : "Il est fort probable que notre productivité augmente considérablement, car nous passerons moins de temps à accomplir des tâches administratives subalternes et répétitives, et nous pourrons consacrer davantage de temps à des activités créatives qui font appel à notre jugement, lesquelles, en fin de compte, génèrent bien plus de valeur."

Il pense également que l'IA est un bon outil pour expérimenter : "Nous pouvons aussi tester de nombreuses choses en parallèle, car le coût de mise en œuvre va diminuer. À mon avis, cela devrait améliorer la qualité globale de nos réalisations, car nous allons tester davantage d'hypothèses, que ce soit dans le domaine du journalisme, des affaires ou dans tout autre domaine d'activité."

Ce qui va donc compter davantage, c'est le cadre de gouvernance que nous mettrons en place autour de ces technologies. Devant qui doivent-elles rendre des comptes ? À qui appartiennent-elles ? Quels sont les mécanismes de rétroaction qui permettent de les réguler et d'introduire une certaine friction afin de garantir qu'elles servent réellement les intérêts des citoyens ?

Des déclarations logiquement optimistes donc, mais qui posent bien des questions sur l'avenir du travail et de la condition humaine dans son ensemble. Sans même évoquer le coût écologique de ce qu'on continue à nous vendre malgré tout comme une avancée inévitable qui risque de nous faire travailler toujours plus, et pas moins.

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