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REPORTAGE - Alors que la mission d’inspection est arrivée sur place, le standard téléphonique est submergé d’appels menaçants. La procureure est désormais sous protection policière et les magistrats et greffiers restent, pour beaucoup, cloîtrés chez eux.
Passer la publicité« Vous venez pour quoi ? » À l’entrée du tribunal judiciaire d’Auch (Gers), près d’un portique de sécurité, des agents de sécurité contrôlent les visiteurs qui se dirigent vers la salle des pas perdus. Loin du gigantisme des palais de justice de la région parisienne, grouillant d’avocats, celle-ci se résume à une petite salle donnant sur trois portes. L’une donne accès à une pièce réservée aux procès, une autre aux services du parquet que dirige la procureur Clémence Meyer, et la troisième aux locaux du président, Philippe Rigault, en charge de l’organisation du tribunal. Ce jeudi matin, ce dernier passe brièvement une tête à l’extérieur de son bureau et referme aussitôt la porte, refusant tout entretien.
La juridiction est sous haute tension. Une semaine après la découverte du corps de Lyhanna, que Jérôme Barella est suspecté d’avoir violée et séquestrée, la mission d’inspection ordonnée par le ministre de la Justice Gérald Darmanin vient d’arriver sur place. « Une inspection…

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