Société. La directrice de la Fondation pour l'Enfance Joëlle Sicamois appelle à une "révolution" de la prise en charge des mineurs en France, et à un changement de regard sur leur place dans la société.
Publié le 10/06/2026 à 05:45
"Il y a des émois et une actualité qui font que plusieurs personnalités politiques prennent la parole, mais cela n’est pas toujours suivi d’effet, ni d’actions concrètes", déplore la directrice de la Fondation pour l'Enfance Joëlle Sicamois.
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Les regrets et l’embarras ont fait place à une série d’annonces, quelques jours après la découverte du corps sans vie de Lyhanna, 11 ans, dont l’agresseur présumé Jérôme Barella avait déjà été mis en examen à deux reprises pour viol sur mineur. Après avoir présenté ses excuses publiques, reconnaissant "un terrible échec de l’action de l’État", le ministre de la Justice Gérald Darmanin a réuni lundi matin les procureurs généraux, à qui il a demandé de reprendre "l’intégralité des plaintes qui touchent les enfants" - soit environ 70 000 dossiers -, d’ici le 14 juillet. Le garde des Sceaux a également assuré qu’il rendrait public un rapport d’inspection sur l’affaire "sous quinze jours", tandis que le Premier ministre Sébastien Lecornu réunissait, ce mardi, plusieurs ministres pour tenter de répondre rapidement à l'émoi national suscité par la mort de la jeune fille.
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