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Interview. Selon l'économiste de Berkeley, "on ne se dirige probablement pas vers de nouvelles années 1970". Mais il met en garde contre la tentation du "quoi qu'il en coûte".
Publié le 18/03/2026 à 05:45

Antoine Levy, professeur d’économie à Berkeley.
Brittany Hosea-Small
Face à la hausse des prix de l'énergie provoquée par la guerre en Iran, la tentation interventionniste est grande chez les gouvernants. "Au contraire, il faut laisser le marché jouer son rôle de régulateur et laisser les prix faire baisser la demande", rétorque Antoine Levy dans sa chronique mensuelle à L'Express. L'économiste de Berkeley tire les leçons des crises précédentes et bat en brèche les idées reçues. La situation de la France le préoccupe particulièrement.
L'Express : De quelle manière la guerre en Iran va-t-elle affecter spécifiquement la France et l’Europe ?
Antoine Levy : L’Europe est particulièrement exposée aux conséquences de cette guerre. Pour deux raisons. La première : L’économie européenne, importatrice de matières premières, est très sensible aux variations du prix de l’énergie. Nous l’avons vu en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. C’est un peu moins vrai pour la France grâce au nucléaire.
La deuxième raison concerne le commerce international. On voit déjà se profiler un risque de rupture de certaines chaînes d'approvisionnement, en raison de la fermeture de certaines routes commerciales, en particulier le détroit d'Ormuz. Nous pourrions alors nous retrouver dans une situation similaire à celle du Covid en 2020. Nous pourrions manquer de composants électroniques, de LNG, d’hélium notamment. Il pourrait y avoir un effet de domino qui menacerait l’industrie manufacturière.

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