Dans une tribune publiée par Libération, l’ancien maire de Grenoble demande au leader des Insoumis de «reconnaître une erreur» après l’action de militants propalestiniens lors d’un concert de la DJ.
Passer la publicité Passer la publicitéL'ancien maire écologiste de Grenoble Éric Piolle a appelé mardi 28 juillet Jean-Luc Mélenchon à «reconnaître une erreur» et condamner l'interruption d'un concert de la DJ Barbara Butch par des militants propalestiniens et LFI. «Je te sollicite directement pour que tu t'exprimes clairement sur la portée de l'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble samedi 18 juillet», écrit l'ancien élu dans une tribune à Libération, rappelant l'alliance entre leurs partis respectifs durant ses deux mandats municipaux (2014-2026). Pour Éric Piolle, «les désaccords politiques sont normaux, y compris avec des artistes. Mais ce n'est pas un appel au boycott qui a été fait à Grenoble. C'est de la police politique, violente».
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Le concert de l'artiste juive de 45 ans à Grenoble avait été interrompu au bout d'une vingtaine de minutes en raison d'une action de militants propalestiniens et LFI répondant à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise des Insoumis. La mairie, qui a porté plainte tout comme Barbara Butch, a fait état de «jets de bouteilles en verre» et autres projectiles «visant délibérément la scène». Les militants reprochaient à Barbara Butch sa participation en 2025 à un événement organisé à la résidence de l'ambassadeur de France en Israël, et d'avoir signé une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à « lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme », contestée et retirée depuis. Le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, avait ensuite dit « comprendre que cette position politique puisse générer une protestation » mais « à partir du moment où cette protestation est pacifique ».
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Jean-Luc Mélenchon, leader du parti Insoumis et candidat à la présidentielle de 2027, régulièrement accusé d'antisémitisme, ne s'est de son côté pas exprimé publiquement. Pour Éric Piolle, il s'agit « d'un exemple cinglant des procédés qui pétrifient nos électeurs et confortent une très large part de l'électorat dans son rejet » de LFI. «On peut voir cela comme un désastre politique. Je préfère, après l'avoir clairement condamné, voir ce tragique événement comme l'opportunité pour toi de reconnaître une erreur à tout point de vue» et éviter ainsi «de donner le sentiment que ce qui s'est passé à Grenoble pourrait être l'illustration de ce qui se passerait si La France Insoumise était au pouvoir», conclut-il.

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