Depuis plusieurs années, les preuves médicales des effets secondaires du nicorandil (IKOREL ®), s’accumulent. Une étude menée en France par plusieurs centres régionaux de pharmacovigilance a recensé 62 cas d’ulcérations liées à la prise du médicament entre 2017 et 2024.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a, à plusieurs reprises, émise des signalements, mais « ils ne sont pas suffisants pour protéger correctement les patients puisque la survenu d’ulcérations graves continue » alerte la revue médicale française Prescrire dans une lettre ouverte du 9 mars 2026 adressée à l’ANSM (source 1).
Un traitement de dernière intention
À l’origine utilisé pour traiter les angines de poitrine chez les patients qui présentent une contre-indication ou une intolérance aux traitements de première intention, ce médicament permet en principe une meilleure oxygénation du cœur en ciblant la dilation des artères. Ainsi, il permet d’éviter des douleurs de poitrine dues aux manques d’oxygénation du cœur et limiter les risques d’insuffisance cardiaque ou d’infarctus. Toutefois, ses effets secondaires ont déjà « causé la mort de plusieurs patients », indique les auteurs de la lettre ».
« Un médicament plus dangereux qu’utile »
L’historique médical du vasodilatateur indique en effet, qu’ « il cause des ulcérations chroniques souvent graves, invalidantes et parfois mortelles ». Elles se développent « au niveau de la peau (surtout des membres inférieurs), des muqueuses buccales, intestinales, anales, vaginales et plus rarement de la cornée », indique les auteurs de la lettre.
Sans arrêt du traitement, le médicament peut aussi engendrer :
Pour ces raisons, les auteurs de la lettre presse l’ANSM à « définitivement l’écarter des soins en France ».

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