En France, mais aussi dans le monde, la sédentarité est un défi majeur de santé publique. Des études ont indiqué qu’environ un tiers de la population adulte à l’échelle mondiale ne respecte pas les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique. Et ce chiffre préoccupant ne serait pas sans lien avec le changement climatique.
Les contraintes physiologiques de la chaleur
« La température ambiante représente un déterminant environnemtal de plus en plus crucial à la pratique d’une activité physique à l’échelle mondiale », expliquent les chercheurs. L’exposition à la chaleur imposent en effet des contraintes physiologiques comme :
- une augmentation de la charge cardiovasculaire ;
- une perception accrue de l’effort.
Au-delà de la température, les phénomènes météorologiques extrêmes et la dégradation de la qualité de l’air représentent aussi un danger.
Une augmentation de la sédentarité à partir de 27,8 °C
Grâce à un ensemble de données couvrant 156 pays et récoltées entre 2000 et 2022, les chercheurs sud-américains ont mis au point un modèle capable de mesurer la relation entre l’inactivité physique chez les adultes et l’exposition annuelle à différentes plages de températures, tout en prenant en compte différents scénarios socio-économiques.
Le changement le plus flagrant se ferait à partir de 27,8°C. Selon les chercheurs, « chaque mois supplémentaire de température égale ou supérieure à cette mesure augmente l’inactivité de 1,44 point de pourcentage à l’échelle mondiale ». Une inactivité qui conduirait selon les chercheurs, à « plus de 470 millions de décès prématurés supplémentaires par an, d’ici à 2050 ».
Ce pourcentage d’inactivité « augmente de 1,85 point de pourcentage dans les pays à revenu faible et intermédiaire, notamment dans certaines zones critiques :
- l’Amérique centrale ;
- les Caraïbes ;
- l’Afrique subsaharienne orientale ;
- l’Asie du Sud-Est équatoriale.
Des aménagements urbains pour lutter contre la sédentarité
Afin de lutter contre le manque d’exercice physique, les chercheurs incitent à adapter l’aménagement urbain à la chaleur. Avec par exemple, des installations sportives climatisées, mais aussi via des messages de sensibilisations aux risques liées à la chaleur et de recommandations en matière d’activité physique. Ce sont des « priorités d’adaptation immédiates ».

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