Chelsea-PSG : même pas peur, Safonov rassure, le cauchemar de Sarr... Coups de cœur et coups de griffe de notre envoyé spécial

il y a 1 day 1

DÉCRYPTAGE - Au-delà du résultat final, découvrez ce qui a retenu l’attention de notre envoyé spécial à Stamford Bridge, mardi, lors de la victoire 3-0 du PSG sur Chelsea.

COUPS DE CŒUR

Même pas peur !

Malgré leur avantage de trois buts après le match aller (victoire 5-2), les Parisiens n’étaient pas venus en touristes à Stamford Bridge. La même mentalité, qu’ils soient devant ou derrière au score. Et ils n’ont guère tremblé, ni avant le match, ni pendant, tuant le suspense avec deux buts dans le premier quart d’heure pour finalement l’emporter 3-0 face à des Blues impuissants. «On a vite réussi à débloquer ce match. Nos deux buts dans le premier quart d’heure nous ont tranquillisés le match», résume Marquinhos. Même si le premier match avait longtemps été serré, avec ces trois buts dans le dernier quart d’heure, la qualification parisienne ne souffre d’aucune contestation, 8-2 sur l’ensemble de la double-confrontation. Clair.

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Les supporters parisiens comme chez eux

«On est chez nous», «Olé, olé», «Ici c’est Paris»… Les joueurs de Luis Enrique n’ont pas dû se sentir dépaysés mardi soir, à Stamford Bridge. C’est bien simple, on n’a entendu que les supporters parisiens lors de cette rencontre ! C’est souvent le cas lors des déplacements européens du PSG. Mais encore plus à Londres. Du début à la fin, ils n’ont jamais arrêté de chanter, pousser, encourager… et chambrer. Un récital en tribunes aussi. Le coach espagnol met régulièrement en avant les fans du Paris-SG. Ils ont mérité ses éloges.

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Safonov comme un grand

Certes, les offensives de Chelsea n’avaient rien d’un raz-de-marée. Mais Matvey Safonov a tout de même eu du travail. Et il l’a bien fait, tuant dans l’œuf les minces espoirs anglais. Au final, le portier russe a tout de même réalisé neuf arrêts, dont certains plus faciles que d’autres. On attendait de le voir à l’œuvre et décisif dans un grand match de Ligue des champions, on a vu. «J’ai reçu le prix de meilleur joueur du match, mais je pense que ce trophée lui revenait», avoue «Kvara». «C’est très important d’avoir un gardien qui surmonte la pression, qui donne cette assurance. Il a montré, encore une fois, que c’est un très grand gardien. Pour la défense, c’est très bien d’avoir un gardien rassure», ajoute Marquinhos. Lucas Chevalier n’a vraiment pas d’espoir de récupérer sa place d’ici à la fin de la saison, sauf blessure.

«Kvara» et Barcola sur leur lancée

Bien vu, Luis Enrique. Au-delà d’Ousmane Dembélé, assuré de jouer sauf blessure, le coach espagnol a fait jouer la concurrence à plein sur les postes offensifs dans les dernières semaines. Un coup Désiré Doué, un coup Bradley Barcola, un coup Khvicha Kvaratskhelia... Deux joueurs pour trois postes. Et ça a permis à «Lucho» de tirer le meilleur des uns et des autres. Comme à l’aller, «Kvara» et Barcola ont fait trembler les filets et brillé dans le jeu. Ils ont répondu présent, répondu à l’appel de leur entraîneur. «J’essaie de jouer de la même façon à chaque match. Parfois, c’est plus dur… Mais c’est pour cela que je travaille dur, pour aider l’équipe à chaque fois», jure le Géorgien, accusé de choisir ses matchs. Mardi, c’était le tandem gagnant sur les ailes. À noter que Barcola est sorti sur blessure (cheville). C’est grave docteur ?

COUPS DE GRIFFE

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Chelsea pas au niveau

Certes, l’infirmerie des Blues affiche complet (James, Gusto, Fofana…). Mais Chelsea n’a pas réalisé un match digne d’un champion du monde des clubs, loin s’en faut. On n’a jamais senti le club londonien capable de renverser la table, même si Safonov n’est pas pour rien dans le clean-sheet parisien, on n’a pas manqué de le souligner. Les joueurs ont été dominés par leurs homologues du PSG, mais c’est aussi le cas sur le banc, Luis Enrique ayant montré à Liam Rosenior le chemin qu’il doit accomplir. Pas au niveau.

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Le cauchemar de Sarr

Liam Rosenior a fait des pieds et des mains pour rapatrier Mamadou Sarr de Strasbourg, où il était prêté jusqu’à la fin de la saison. Il lui a confié le couloir droit en raison des forfaits de Reece James et Malo Gusto. Fiasco. L’international sénégalais a pris le bouillon face à «Kvara» sur le premier but parisien. Et ça n’a pas été mieux par la suite. Rosenior l’a sorti à la pause. Le cauchemar n’était toutefois pas encore terminé pour Sarr, qui a appris dans la foulée avoir perdu le titre de champion d’Afrique, attribué finalement au Maroc aux dépens des Lions de la Teranga. Sale soirée pour Sarr…

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Partir dès la mi-temps, sérieusement ?

Si les Blues n’ont pas été au niveau, ça a également été le cas de leurs supporters, dont certains d’entre eux sont partis dès la mi-temps. Incroyable ! Certes, les joueurs de Liam Rosenior étaient déjà menés de quatre buts sur l’ensemble des deux matchs à ce moment de la partie. Déjà plus d’espoir pour la qualif’. De là à quitter le navire au milieu du match… Pour le reste, en connaissant les ambiances anglaises, et notamment lors d’un revers, on n’attendait pas de voir le Bridge se muer en volcan. Mais là, c’était un frigo.

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