Chuck Russell, le réalisateur de The Mask avec Jim Carrey, est mort à 74 ans

il y a 1 day 4

Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées

Chuck Russell, ici en 2023, a réalisé The Mask, comédie de 1994 qui raconte les aventures d’un petit employé timoré se métamorphosant en personnage de cartoon.

Chuck Russell, ici en 2023, a réalisé The Mask, comédie de 1994 qui raconte les aventures d’un petit employé timoré se métamorphosant en personnage de cartoon. FRAZER HARRISON / Getty Images via AFP

DISPARITION - De L’Effaceur au Roi Scorpion, le cinéaste américain a signé onze longs-métrages d’action ou de genre au cours d’une carrière en dents de scie. Il a contribué à lancer Jim Carrey, Cameron Diaz et Dwayne Johnson.

Passer la publicité Passer la publicité

Dans The Mask, le personnage incarné par Jim Carrey posait un masque sur son visage et changeait de destin. Le succès de ce film sorti en 1994 a propulsé la carrière de Chuck Russell, réalisateur américain spécialisé dans le cinéma de genre et d’action. Il est décédé mercredi 22 juillet à l’âge de 74 ans, dans la région de San Diego, rapporte la presse spécialisée.

En hommage à Chuck Russel, Jim Carrey s’est souvenu du tournage de ce film qui lui a permis, avec Ace Ventura, détective chiens et chats, d’accéder à la notoriété. « Toute l’équipe a été touchée et inspirée par sa fantaisie. Nous avons tous été, pendant de nombreuses années, marqués par ce moment intemporel et plein de vie », écrit l’acteur qui a reçu un César d’honneur cette année.

À lire aussi Ryan Gosling intègre l’univers Marvel et prêtera ses traits au prochain Ghost Rider

Passer la publicité

De Schwarzie à The Rock

Tiré d’une bande dessinée américaine, The Mask raconte les aventures d’un petit employé timoré qui se métamorphose en personnage de cartoon après avoir posé sur son visage un étrange masque du Moyen Âge scandinave. Ce long métrage des studios New Line, au budget de 20 millions de dollars, rapporta cinq fois sa mise dès sa sortie aux États-Unis et offrit son premier rôle à Cameron Diaz. Avant The Mask, Chuck Russell avait arpenté les plateaux en tant qu’assistant de production ou assistant réalisateur.

Soutenu par le cinéaste Joseph Ruben, qui ne pouvait honorer la proposition de réalisation, le natif de l’Illinois a fait ses débuts derrière la caméra avec Les Griffes du cauchemar (1987), troisième opus de la franchise d’horreur Freddy. Le film rencontre davantage de succès que The Blob (1988), le deuxième long-métrage de Russell. Il y met en scène une masse gluante et informe cherchant à mettre fin à l’humanité.

Par la suite, Chuck Russell fait jouer les gros bras à Arnold Schwarzenegger dans L’Effaceur (1996), entre courses-poursuites et trafic d’armes. Gros bras encore avec Le Roi Scorpion (2002), premier rôle principal de Dwayne Johnson. Dans ce péplum bodybuildé tiré de l’univers du Retour de la momie, le catcheur incarne un guerrier akkadien. Des péripéties en Haute Égypte qui rapportent 165 millions de dollars.

Projet de films avec IA

Il faut attendre quatorze ans avant que Russell revienne à la réalisation sur grand écran, avec The Revenge (2016), porté par John Travolta. Il ne renoue pas avec le succès critique. Sa production suivante se tourne en hindi. Dans Junglee, sorti en 2019, le réalisateur peut donner libre cours à son goût pour l’action et le spectaculaire, avec de vrais éléphants et de fausses armes à feu.

À plus de soixante-dix ans, l’Américain comptait désormais s’attacher les services de l’intelligence artificielle. Chuck Russell a noué un partenariat avec la société de vidéos génératives Higgsfield en vue de réaliser des films. Sans que l’on sache où en était à sa disparition ce projet relayé lors du dernier Festival de Cannes.

Lire l’article en entier