L’Iran est-elle en passe de trouver une solution pour disputer la Coupe du monde 2026 ? Alors que la participation de la Team Melli au Mondial nord-américain prévu du 11 juin au 19 juillet prochain est devenue incertaine depuis l’embrasement du conflit entre les États-Unis et la République islamique, le Mexique s’est dit prêt à accueillir les matchs de l’équipe nationale iranienne, selon les propos de la présidente Claudia Sheinbaum.
Interrogée en conférence de presse sur l’affirmation selon laquelle l’Iran négociait cette délocalisation avec la Fifa, la dirigeante mexicaine a confirmé que son pays pourrait répondre favorablement à une telle requête. « Oui », a-t-elle sobrement déclaré sans s’étendre sur le sujet face aux journalistes.
Pour rappel, les trois matchs de groupe de l’Iran à la Coupe du monde sont prévus sur le sol des États-Unis, à Los Angeles et Seattle. Mais, selon l’ambassade d’Iran au Mexique, la Fédération iranienne de football et son président Mehdi Taj discutent actuellement avec la Fifa la possibilité de délocaliser ces rencontres au Mexique, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
La Fifa ne confirme pas
« Étant donné que (Donald) Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l’équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux États-Unis », aurait déclaré Taj selon des propos rapportés lundi sur le compte X de cette ambassade, en référence à une sortie du président américain datée du 12 mars. « L’équipe nationale iranienne de football est la bienvenue à la Coupe du monde, mais je ne pense vraiment pas qu’il soit approprié qu’elle y participe, pour sa propre sécurité et celle de ses joueurs », avait écrit le locataire de la Maison Blanche à l’époque.
De son côté, l’instance dirigée par Gianni Infantino, jointe par l’AFP, n’a pas confirmé qu’un tel projet était en discussion, indiquant être « en contact régulier avec toutes les fédérations participantes, y compris la République islamique d’Iran, afin de discuter de la planification » du Mondial.
Mais elle ne s’est pas avancée sur la possibilité d’une délocalisation des rencontres de l’Iran, disant même « se réjouir » de voir toutes les sélections « disputer le tournoi conformément au calendrier des matchs annoncé le 6 décembre 2025 ».




